#RoadTo315 : Comment j'ai perdu puis regagné ma force et de petits trucs pour t'aider à faire la même chose

22 Octobre 2017 | Anne-Marie Gobeil

Ces temps-ci, j'ai envie de devenir forte. Vraiment forte.

C'est drôle, parce que mes comportements vis-à-vis mon entraînements sont toujours une manifestation de ce qui se passe en dedans de moi, au niveau psychologique et émotionnel. Je dis toujours que ton corps entends tout ce que tu lui murmure en pensées.

Bon nombre de gens se défoulent via l'entraînement et plusieurs trouvent cela très thérapeutique. Encore faut-il être de celles qui sont capables de voir les burpees, les squats et les courbatures musculaires qui s'ensuivent comme une bénédiction et non comme une corvée. Si ce n'est pas le regard que tu portes sur tes sessions de gym, je t'invite à regarder un paraplégique dans les yeux en te lamentant de "ne pas avoir la motivation d'aller courir". Ouais, exact, on est toutes très privilégiées et on devrait avoir la maturité de s'en rendre compte ainsi que la discipline de mettre ses excuses en sourdine. 

Bref, je sais que c'est dur d'imaginer à quel point le lien entre ton âme et ta chair est fort, mais je peux t'assurer que ce qui se trame dans ta tête est reflété à 100% dans ton corps et vice-versa. Quand tu deviens forte physiquement, tu deviens forte mentalement et quand tu prends de la rigueur mentale, ton entraînement devient naturellement plus rigoureux. C'est un cycle merveilleux ! 

Ceci étant dit, j'ai décidé que je voulais redevenir très forte. Comment ça "redevenir" ? Eh bien, si tu es familière avec mon blogue, tu sais que à l'automne dernier, j'ai décidé de prendre le temps de me guérir des diètes extrêmes et dérèglements hormonaux affligés par mes nombreuses compétitions de Fitness. Ceci impliquait une alimentation 100% végétale (aka, végane) et instinctive (fini le calcul de calories, la relation amour-haine avec la nourriture et le stress) et une réduction considérable de mon volume d'entraînement (au revoir cher cardio à jeun et entraînement 7/7 par peur de régresser). Mon corps avait besoin d'une solide dose d'écoute et de respect de ma part, moi qui l'avait mis en mode silencieux pendant trop longtemps pour faire de la place à mes ambitions de bodybuildeuse. S'en suivi BEAUCOUP de progrès et de guérison (YÉ!), une perte de poids "magique" de 25 lbs (adieu inflammation chronique). J'étais aux anges, et enfin en équilibre et en amour avec on corps, peu importe ce à quoi il ressemblait. Ça en valait la peine.

J'ai eu un petit choc, cependant, la première fois que j'ai ré-essayé de testé mon 1RM (une répétition à un poids maximal) au squat et au deadlift. Avec 25 lbs en moins, j'avais aussi perdu beaucoup de force et j'étais non incapable de soulever mes anciens score, de 315 lbs (au Squat) et 350 lbs (au deadlift), mais même avec plusieurs dizaines de lbs en moins sur ma barre, j'avais de la difficulté à exécuter correctement les mouvements. C'est quand j'ai essayé de soulever 280 lbs au deadlift et que la barre ne se soulevait pas d'un poil que j'ai compris que j'avais grandement régressé dans ce département. C'était frustrant et ça m'a découragée sur le coup. J'étais LA fille forte avant. Et maintenant, je ne pouvais même pas lever les deux tiers de ce que j'aurais pu réussir à faire décoller du sol auparavant. 

Et on est toutes pareilles. On voudrait que notre corps écoute au doigt et à l'oeil à notre tête. On veut être forte/découpée/en forme/peu importe LÀ et MAINTENANT. Mais notre corps, il ne fonctionne pas comme ça. Et ces moments-là, comme moi j'ai vécu, où on s'en rend compte de façon brutale sont clairement une leçon d'humilité où il faut prendre l'un des deux chemins suivants : l'abandon ou l'amélioration. 

Ce n'est pas parce que tu atteins un nouveau PR, ou bien que tu réussi à perdre le 10 lbs dont tu voulais te débarrasser qu'il faut que tu:

A) prennes tes résultats pour acquis - tu devras continuellement, à partir de cet instant, travailler plus fort et intelligemment pour te maintenir 

B) tu attaches trop d'émotions à ces nouveaux sommets, parce que tu vaux plus qu'un PR ou le poids affiché sur ta balance. Ne te définis pas en tant que personne par tes résultats. PR ou pas, tu restes une athlète, tu restes pleine de force, tu restes pleine de mille et unes façons de t'améliorer.

Il y a un an, j'ai commencé à guérir en faisant passer mon corps avant ma tête, parce que Dieu sait que je peux être extrémiste quand j'ai une idée en tête. À quelque part, il faut que j'accepte d'avoir perdu de la force brute pour gagner tellement plus de bien-être partout ailleurs dans ma vie. Avec ce changement de cap là, j'ai appris beaucoup, surtout que les bonnes choses prennent du temps et que je n'ai pas une bombe à retardement bouclée à la taille. Je PEUX prendre tout le temps que je veux.

Maintenant que je veux me pousser davantage et recouvrir ma force, je suis mieux équipée mentalement, plus forte parce que j'ai appris à être plus douce et intelligente dans ma pratique, je sais que je vais avoir du succès. Depuis mars, donc, je travaille à remonter la pente.

Le weekend dernier, j'ai eu la chance de m'entraîner avec la belle Émilie Morin, powerlifteuse et Stronwoman, qui m'a donné de super petits trucs d'exécution sur mon Squat. Par exemple :

- Bien préparer son Walkout ; quand tu décroches la barre, tes deux pieds sont sous tes hanches, tu engages ta sangle abdominale et tu limites tes pas et le temps que tu passeras avec la barre sous les épaules. Ta sortie doit être rapide et bien exécutée, sinon, tu perds de l'énergie. 

- Ne pas descendre trop bas; plus bas n'est pas toujours meilleurs. Quand tu as 300 lbs sur les épaules, si tu "t'écrases" dans le fond de ton squat, surtout si tu manques de mobitilié, tu perds ton momentum. J'avais l'habitude de me laisser tomber et de rebondir dans le fond de mon squat, ce qui est clairement nuisible. Une descente juste sous l'angle de 90 degrés, c'est à dire quand ta hanche sera plus basse que tes genoux est parfaite. 

Ce samedi-là, j'ai, pour la première fois depuis longtemps réussi à atteindre 280 lbs. J'étais plus que ravie !

Hier, soit exactement une semaine jours pour jours après mon tout récent PR, je compétitionnais en Crossfit et il y avait une épreuve d'un squat maximal. Avec 15 lbs de plus sur la barre, à 295 lbs, c'est réussi. C'est 15 lbs en UNE SEMAINE. Quelle dose de CONFIANCE. Vive Émilie et ses petites touches sur l'exécution ! 

Tout récemment, propulsée par mon copain en entraînement (qui se trouve aussi à être mon coach), j'ai réussi un Deadlift à 335 lbs, ce qui n'est pas très loin du 350 lbs déjà soulevé il y quelques années. 

Au bout du compte, il y a des hauts et des bas et tu vas devoir apprendre à travailler avec ceux-ci. Je veux m'entraîner et bouger toute ma vie, je ne peux pas agir en extrémiste ou être pressée; j'ai tout mon temps. Vive les progrès, pas la perfection.


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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retj
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