Quand je serai grande, je ne serai pas une femme-enfant - Ou comment ton attitude dicte 99,9% de tes résultats.

09 Novembre 2017 | Anne-Marie Gobeil

Tout le monde rêve d'une vie facile à vivre. Soyons honnêtes, les filles! Si on pouvait, à l'aide d'un bouton magique supprimer tout le stress lié à nos finances, nos amours, notre orientation professionnelle, notre dette d'études et notre quête d'identité, on se retrouverait en deux mili-secondes à sauter à pieds joints sur le-dit bouton magique. En fait, si on pouvait éviter d'adulter , ce serait vraiment le top .

Je suis certaine que tu as vu passé l'un de ces memes sur Instagram ou Facebook qui décris de façon humoristique à quel point la vie d'adulte est barbante.

Je ne sais pas pour toi, mais moi, je trouve ça un peu lâche de promouvoir que c'est rigolo d'abaisser nos standards à une vie médiocre qui ne nous satisfait pas vraiment parce qu'on a pas réussi à se conditionner à adulter. Alors que c'est définitivement divertissant et qu'il faut être capable d'autodérision, ce n'est pas nécessairement "cool" de ne pas avoir son shi*t together en tant que femme adulte. Détrompe-toi, je trouve que c'est tout à fait normal d'expérimenter, de se chercher et de ne pas être totalement certaine de la direction que prend notre vie. Je veux dire, on essaie toutes un peu de s'en tirer du mieux qu'on peut et de figurer ce qu'on fait de notre existence au fur et à mesure. Mais...à un certain stade de ta vie de femme, il faut commencer à te comporter comme quelqu'un et cesser d'adopter la loi du moindre effort comme mantra. Il faut le faire tout simplement pour s'ouvrir des portes et prendre son envol en tant que femme et en tant que personne.  Si tu veux mon avis, tu vaux MIEUX que de te pogner les brioches à deux mains et d'attendre que la vie te passe dessus. 

Qu'est-ce que je veux dire par femme-enfant? 

Je le vois souvent dans le cadre de mon travail, le phénomène de la femme-enfant. J'en côtoie dans mon groupe d'amies aussi. Et sache que ce n'est pas un état ; c'est juste une question de perception et d'attitude envers ta propre vie. Plus précisément une femme-enfant serait une personne en âge adulte qui ne démontre pas la maturité de prendre responsabilité de ses actions, qui n'est pas en contrôle de ses propres émotions, qui attend que les autres lui montent la façon de faire ou bien qui a tendance à saboter ses relations, ses projets, ses ambitions. 

Pour te donner un exemple concret, que je vois dans MON champs d'activité :

Quand une femme (appelons-la Juliette) fait appel à moi avec un cri du coeur qui m'indique qu'elle souhaite changer son corps, sa façon de vivre pour le mieux. Elle est prête à mettre de côté ses mauvaises habitudes alimentaires, à se lever tôt le matin pour s'entraîner et elle se promet, pour une fois, de prendre le temps de prendre soin d'elle.

Tout va bien durant les premiers jours, Juliette est en feu. Elle se sent énergique, pleine de vitalité, motivée et elle respecte son engagement envers elle-même. Elle se sent au top. 

Pas plus tard que deux semaines après ces propos exacts, Juliette me contacte, en grand désarroi et me confie qu'elle va abandonner ses objectifs parce qu'elle a succomber à un sac de chips que son conjoint a rapporté à la maison et parce que ça fait 3 matins de suite qu'elle snooze au lieu d'aller s'entraîner. Elle jure que ce n'est pas de sa faute, c'est que sa série télé favorite a sortie une nouvelle saison et qu'elle est restée absorbée dans l'intrigue jusqu'à très tard le soir. Après tout, l'entraînement n'est peut-être juste pas fait pour elle, qu'elle dit. 

Ici Juliette :

- Ne prend pas responsabilité pour ses actions ; ça n'a rien à voir avec dire que c'est de sa faute et pas de celle du voisin, c'est plutôt de CESSER de se donner des raisons qui minimisent ou excusent nos actions. Si tu n'es même pas honnête envers toi-même et que tu ne te donne pas un franc regard dans le miroir, tu échoues, garanti !

- N'est pas en contrôle de ses émotions ; pleine d'impulsion et émotionnelle, Juliette planifie jeter l'éponge à la première embûche au lieu de rationaliser et de corriger le tir. 

- Sabote ses chances de réussir en planifiant faire une croix sur l'entraînement avant même de s'être engagée assez longtemps pour voir des changements.

Cette femme, c'est un piège. Quand tu es piégée dans TA femme-enfant, il devient très difficile d'avancer vers la meilleure version de toi-même, et ce, à tous les niveaux de ta vie. Il est aussi particulièrement ardu de comprendre POURQUOI tu te sens morose et insatisfaite, car tu ne vois pas ta part de responsabilité dans l'équation menant à ton mal-de-vivre. 

Cette femme-enfant, elle est très toxique. Pour ton entourage, mais surtout pour toi. Ton plein potentiel est compromis tant et aussi longtemps que tu lui permet d'exister en toi. Tu dois apprendre à te parler ; à avoir des discussions profondes avec toi-même. Ça sonne débile dit comme ça, mais si tu ne te connais même pas assez pour déjouer tes propres démons et être consciente de tes faiblesses, tu réduis à zéro ta capacité à réussir dans quoi que ça soit dans la vie. 

C'est cru, c'est vrai, mais je veux que tu apprennes à être crue et transparente envers toi-même. Ne te fais pas de cachoterie, ne te mets pas la tête dans le sable. Vois les choses comme elles sont et voit tes actions comme elles ont été posées. Offre-toi du soutient moral quand tu en as besoin, mais soit exigeante envers ce que tu attends de toi-même. Tu ne peux pas demander à la vie de te décorer d'un emploi gratifiant, qui paie bien et qui te stimule, d'un copain aimant, attentionné, d'un cercle d'amis qui te supportent, t'encouragent et t'inspirent si tu n'exiges pas de ta propre personne de t'élever à ces mêmes standards. Je veux que tu apprennes à être plus rigoureuse envers toi-même, parce que quand il est question de succès, c'est ÇA que ça prend et crois-moi, ça marche.

Un peu d'historique...personnel

Tu te souviens du conte pour enfant de la cigale et de la fourmis? La fourmis qui travaille ardemment pour se préparer pour l'hiver survie, et la cigale, qui ridiculise la fourmis et qui paresse, elle, meurt de froid. 

C'est une excellente métaphore. Pour aller de l'avant dans la vie, tu dois rester en mouvement. Fut un temps, où j'étais très désintéressée et paresseuse. Rien ne m'inspirait et je n'étais pas très rigoureuse avec quoi que ce soit. J'allais au cégep à l'époque, et voguant de programmes en programme, j'avais peine à rester stimulée plus longtemps que deux ou trois mois avant d'abandonner et de recommencer...à nouveau. C'est au même moment où j'ai trouvé l'entraînement. 


Et dans le cas de l'entraînement, ce fut une vraie révélation. Ton corps ne change pas, ne progresse pas si tu ne travaille pas. Point. Ton corps se fiche de tes émotions, de ta frustration, que tu pense que c'est injuste que tu ailles des kilos en trop ou une mauvaise génétique. Si tu ne te pousse pas à travailler FORT, ton corps ne bronche PAS. C'est lui qui rira de toi, à l'instar de la cigale. Grâce à l'entraînement, j'ai appris le sens du mot discipline. J'ai appris que 1 + 1 = 2. J'ai compris que si je n'étais pas prête à vivre à 100% dans la vérité et que je continuais de nager dans mes illusions, j'allais rester une perdante. Je n'ai plus JAMAIS fait preuve de paresse ou de désintérêt par rapport à quoi que ce soit parce que j'ai finalement réalisé que mes chances dans la vie, c'est MOI et personne d'autre qui les créais. 

Femme-enfant, je t'ai ordonné de faire tes valises et jamais je ne l'ai regretté. 


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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