Mon année 2017 : mes succès et mes échecs en mode plus personnelle que jamais

30 Décembre 2017 | Anne-Marie Gobeil

Tu es à la page 365/365. Es-tu prête à fermer ce qui aura été le bouquin de ton année 2017 pour te mettre à rédiger un prochain ouvrage en 2018? 

Je sais que tout ça sonne q-u-é-t-a-i-n-e à l'os, mais j'adore les métaphores. De surcroît, je raffole de la nouvelle année et du vent de fraîcheur que cette période de l'année apporte. Il y a beaucoup de périodes dans notre année où notre esprit vagabonde dans des zones de turbulences, alors quand l'occasion de véritablement se montrer positive et pleine d'espoir se pointe, je pense qu'il faut la saisir à deux mains et s'y attacher le plus fort possible. Pour être honnête, je trouve cette période absolument magique. C'est la nouvelle année, tout est possible. Voici pourquoi les #goals du Nouvel An existent. 

Beaucoup de gens parlent ce qu'ils veulent accomplir durant la nouvelle année. Et c'est bien! Mais je pense qu'il est vraiment important de faire un bilan de son année 2017 avant de la froisser et de la lancer à la corbeille. C'est un processus, parfois douloureux et parfois joyeux, qui devrait vraiment faire partie de ta préparation mentale à accueillir les nouvelles opportunités à bras ouverts. Se pencher, une dernière fois sur ce qu'on a fait de bien, de moins bien et de revivre les émotions qui ont parcouru nos veines dans les 365 jours précédents. Apprendre à s'imbiber de chaque sensation plutôt que de juste traverser à la hâte nos hauts et nos bas, c'est un talent qui n'est offert qu'aux bons-vivants. Et selon moi, au fait, c'est ça, vivre. Être éveillée quand ça se passe. S'émerveiller quand ça se termine.

Rappelle-toi que si tu ne crois pas en la magie, tu ne la trouveras jamais. Et dans mon cas, quand je me ressource en moi, le 31 décembre, je vis un brin de magie en repensant aux expériences qui ont façonné mon année.

Alors que je vais garder la plupart de mes pensées juste pour moi, je voulais quand même en partager quelques unes avec toi. Parce toi, oui toi, chère lectrice inconnue des Internets, en 2017, tu as joué un rôle pivotant et précieux dans ma vie.  Je t'en dois une, pour toute la gamme d'émotions que tu m'as fait vivre, sans même le savoir.

Je suis personnelle, souvent. Mais voici un aperçu au premier rang de mon année 2017 - je t'invite à faire un petit bilan similaire de ton côté. Ça chicote en dedans de revivre tous ces souvenirs.

Janvier 2017 : Sortir de sa zone de confort x 1000 aka, faire du Crossfit
C'est l'un de mes amis du gym qui m'avait lancé "Hey, Anne-Ma, tu t'entraînes fort! Tu devrais venir faire du Crossfit avec nous vendredi prochain!" 
Il faut savoir que dans la vie, je suis plutôt louer. Pas dans le mauvais sens, mais je suis RAREMENT entourée de beaucoup de gens. Mon cercle est plutôt serré, tu vois. 
Alors, quand je me fais invitée quelque part, je trouve ça toujours vraiment flatteur et j'ai tendance à accepter les invitations sans réfléchir.

"Ah, moi...? Vous voulez vous entraîner avec...moi?" je rétorque. "Ok, oui! J'y serai!" je conclus, enthousiaste. 

3 secondes plus tard, j'hyper-ventile (ok, j'exagère). Sérieusement, j'envisage toutes une gamme d'excuses bidons pour me sortir du pétrin dans lequel je viens de me mettre en l'espace de 25 secondes. Du CrossFit?! C'est INTENSE ça. Est-ce que je survirai? 60 secondes s'écoulent pendant que je ment-down intérieurement et je finis par revenir à moi. 

J'ai juste à ESSAYER. Ça ne m'engage à RIEN. Et OUI, je ne serai probablement pas surdouée dès le début, mais je miserai sur le progrès. Voilà comment je me suis finalement rendue à mon tout premier cours de CrossFit pour finir par tomber en amour avec le sport. 


Février 2017 : Je suis une jeune prodige...ou pas vraiment!

Ma fête est le 18 février. J'ai eu 23 ans en 2017. Pour la majeure partie de ma vie, j'ai toujours eu la pression vis-à-vis mon âge. Je pense que ça vient du fait que le commentaire elle plus populaire à mon égard a toujours été que j'étais donc "mature" pour mon âge. Les adultes (les vrais) ont toujours semblé avoir beaucoup d'admiration pour ma "sagesse" qu'ils disaient. "Tu es en avance sur ton temps!" "Tu fais des choses impressionnantes pour ton âge!" "Quoi, tu as juste 21 ans?! Tu vas aller loin, jeune fille" 

Je ne sais pas, j'ai toujours été juste...comme ça. Je suis juste moi, et bien que je sache que j'ai une tête sur les épaules et que je suis loin d'être une cloche, je ne me considère vraiment pas du tout comme une surdouée. Mais à force de se faire dire qu'on est une jeune prodige, ça nous colle à la peau et on se met la pression. Je me suis retrouvée criblée d'anxiété à 22 ans en aillant peur de décevoir les statistiques. J'avais vraiment l'impression que l'horloge tournait et que si je n'étais pas une entrepreneure couronnée de succès avant 30 ans, j'allais être l'exemple parfait d'un monumental échec et que tout le monde se souviendrait de moi comme la jeune femme qui a manqué sa "shot"

Ceci étant dit, il vient un temps où tu n'es plus considérée comme une "petite jeune" aux yeux des gens. À 23 ans, j'ai brisé le lien qui m'unissait au rôle de la jeune surdouée. J'ai "non, ça suffit". Je ne porterai pas ce chapeau ni le fardeau d'impressionner qui que ce soit. J'ai 23 ans et je veux me sentir aussi libre que quand j,en avais 14 ou bien que quand j'en aurai 42. Suffit les standards de performances. Finis la qualification du mot "succès" uniquement par la valeur monétaire de notre entreprise. Je change de voie. Depuis, presque plus personne ne me dit que je suis "mature pour mon âge" à 23 ans parce que ce n, est pas sur quoi je mets l'emphase. 

Bye, anxiété.


Mars 2017: L'amour existe encore
Tu sais quand ta grand-mère arrête de te fatiguer aux fêtes avec le célèbre : "Quand est-ce que tu ramènes ton p'tit chum?" tu sais que tout le monde a give-up sur ta vie amoureuse (toi-même aussi, peut-être un peu?)

Bref, j'ai été célibataire durant 3 ans et à ce stade de ma vie, je n'avais tout simplement pas l'intention de laisser qui que ce soit interférer avec ma vie professionnelle et le développement de mon entreprise.

Jusqu'à ce que je tombe sur lui.

C'était mon coach de CrossFit, au départ, en fait. Je continue de soutenir qu'il faisait absolument exprès pour être irrésistible, mais lui, dit que c'est moi qui a voulu volontairement chambouler sa vie tranquille. C'est débatable, mais au final, je me suis retrouvée très rapidement en amour avec l'homme le plus attentionné, intelligent, captivant que je n'ai jamais rencontré.  
Tu sais quand tu SAIS que tu tiens la bonne personne. Bien voilà. Il est MA personne. Il y a quelque chose chez lui qui te fait sentir que tu es à la maison. Que tu es là où tu devrais l'être. Et ça, c'est  l'une des choses qui, encore, me fait croire qu'il existe probablement quelque part sur Terre, un peu de magie. 


Avril 2017 : Une histoire de femmes
C'est drôle à dire, mais ça peut être difficile de s'imaginer que les femmes qui me suivait sur Barbelle puisse être RÉELLES en chair et en os! Bien sur que je sais que vous êtes toutes bien réelles, mais parfois, ça me semble un peu abstrait comme concept de sortir du web et de vous rencontrer en PERSONNE pour constater que vous êtes bel et bien LÀ ! 
En avril, le premier Barbelle Bootcamp a eu lieu. Et je dois t'avouer qu'avant de lancer l'événement, j'étais on-ne-peut-plus terrorisée à l'idée que personne ne vienne. Je te jure! Je ne sais pas, j'avais peur que personne n'aie vraiment d'intérêt à se déplacer pour venir nous voir.

Au final, ce fût un IMMENSE succès. Non seulement, nous avons comblé TOUTES nos places, mais l'atmosphère et l'énergie sur place était absolument électrifiante. Il y a quelque chose de puissant avec le fait de rassembler des dizaines de femmes complètement différentes ayant le même objectif en tête. devenir la meilleure version d'elles-mêmes. J'ai alors compris que c'était ça qu'on devait faire. Créer davantage de liens entre ces femmes-là. Créer une communauté dignes d'elles. 

3 Bootcamps plus tard, je peux t'assurer qu'ils sont en HAUT de notre liste de priorités chez Barbelle pour l'année 2018.

Août 2018 : Épelle le mot "vacances"
Autrefois, j'aurais répondu en riant au mot vacances par "va-quoi?!" 

Je n'avais jamais, avant cette automne, pris de vacances. Jamais. C'est vrai que je suis de celles qui croient qu'on ne devrait pas avoir besoin de vacances d'une vie qu'on aime vivre et d'un travail qu'on aime faire. Ça je le pense encore, d'ailleurs. Mais parfois, on a plutôt besoin de vacances de soi-même. Oui, tu as bien lu.

C'est tellement facile de nos jours d'être prise là-haut, dans notre propre tête et de perdre la notion des petites choses qui ont le pouvoir de nous faire sourire. On se retrouve coincée avec nos propres démons du quotidien, notre stress, nos pensées virevoltantes et à force de se jaser, on ne s'entend plus penser. Ça fait du bien de mettre la switch à off. De n'avoir pas de comptes à rendre, ni même à soi-même. Au fait, c'est même vital, surtout si tu travaille créativement et que tu as besoin de pondre de nouvelles idées constamment. 

C'est en Grèce, où nous sommes partis durant deux semaines, que j'ai réussi pour la première fois EVER dans ma jeune vie adulte à être en contact avec moi-même. J'ai pensé, imagine, dessiné, rêvasser et c'était juste parfait.

Justement, sur les plages d'une jolie petite île grecque, j'ai lu le livre Big Magic de Elizabeth Gilbert (également auteure de Eat, Pray, Love) et je le recommande à toutes celles qui ont du fil à retordre avec leur esprit créatif ces temps-ci. 

Je peux t'assurer que plus jamais je me refuserai le "luxe" de prendre des vacances ; ça devient mandatoire. CHAQUE AN. 

Septembre 2018 : Je suis PUBLIÉE dans un magazine
En septembre, j'ai dit "OUI" à une collaboration mensuelle au magazine Le Monde au naturel qui éduque et instruit son lectorat sur une façon de vivre plus saine, moderne et plus harmonieuse avec la nature.  Devinez qui a l'honneur de voir ses articles portant sur la mise en forme PUBLIÉS dans un VRAI de VRAI magazine ?! MOI ! 

J'ai toujours voulu être auteure et journaliste. C'était ça que je voulais être quand j'allais être grande. Quoiqu'à l'âge adulte, rien que rien n'indiquait que ce serait la destination que je continuerais de prendre, la vie m'a ramené à mes racines grâce à Barbelle - le blog et aux opportunités de collaborer à des réalisations journalistiques. Qui a dit que la magie n'existait pas, déjà?!

Octobre 2018 : Barbelle s'agrandit
Moment de fierté ultime : Barbelle, mon entreprise, peut se payer une DEUXIÈME employée. Gros lot : il s'agit de Kim, une perle de coach, d'adjointe et de directrice des opérations. Oui, avec deux matelots à bord de notre bateau, on porte plusieurs chapeaux ! Vive les petites entreprises et chacun des petits pas qui feel comme des pas de géants. 


Décembre 2018 : Il y a une première fois à tout!
C'est drôle à dire, mais avant il y a tout juste quelques semaines, je n'avais JAMAIS fait de photoshoot. Comme un vrai de vrai shooting photo. Nous avions besoin de nouveau matériel visuel pour le site web et pour le lancement de FIERCEbody, alors moi et Kim nous sommes soumises, pour la première fois à une séance de photographie.

Ce qui me fait drôle, c'est qu'en 5 ans d'entraînement, j'ai toujours eu une peur ridicule d'être photographiée professionnellement. Je me suis toujours dit, en me comparant aux modèles fitness que je voyais dans les magazines, que je n'étais pas assez "visuellement en forme" pour mériter une telle attention. 

BULLSH*T! 

La vérité, c'est que non, je ne suis pas une modèle fitness. En fait, je suis beaucoup PLUS que ça et je ne vais pas m'autosaboter JUSTE parce que je suis différente de ce que j'ai été accoutûmée de voir. Je veux qu'on voit AUTRE chose que simplement mes muscles quand on regarde ces photos-là. Je veux transmettre une message de confiance, de bien-être et de surpassement de soi, et pour se faire, je ne peux simplement pas devenir quelqu'un que je ne suis pas. 

Turns out que j'ai adoré l'expérience et que les clichés sont, à mon avis, vraiment uniques. 
 

LES SEULES LIMITES qui existent sont celles que tu t'imposent toi-même. Soit FIERCE en 2018. 


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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