5 choses que j'ai appris en 5 ans

07 Mai 2017 | Anne-Marie Gobeil

J'ai eu un fameux "Vous avez publié ceci il y a 5 ans" sur Facebook ce matin.

Tu les reçois aussi? Seigneur qu'ils sont agaçants! 

Quoi?! 5 ans déjà...Ils ont le don de me faire sentir comme si j'avais perdu la notion du temps. Telle Alice aux pays des merveilles qui serait tombée dans le trou du lapin juste un peu trop longtemps.

J'ai comme une relation amour-haine avec Facebook quand ils me font ça. Parfois la photo tirée de mes archives personnelles est incroyablement hilarante - dans le style où tu rigoles de ta propre coiffure ou bien de ton accoutrement vestimentaire.  J'ai toujours un petit ricanement honteux à la vue de ma tignasse blonde platine et de ma peau trop bronzée du passé. C'était aussi dans le temps où les sourcils n'existaient pas. On avait deux virgules au dessus des yeux. Littéralement, on arrachait tout ce qui poussait à cette époque. Sombre moment pour l'humanité...eh, oui.

Parfois, ces retours dans le passé virtuel touchent une corde sensible, me titille un petit pincement au coeur à repenser au temps où j'étais littéralement libre comme l'air mais aussi fragile, une vraie poupée de porcelaine, semi enfant, parce que je ne savais rien de la vie dans ce temps-là. C'est là que je me suis rendue compte que j'avais beaucoup grandis. Fais beaucoup beaucoup d'erreurs. Appris, surtout. 5 choses plus particulièrement :

1- Personne ne te dois rien 

En entraînement comme dans la vraie vie, personne n'est tenu de te donner quoi que ce soit sur un plateau d'argent. Au fait, personne n'est même tenu de te donner leur respect. Si tu vis une vie pleine d'attentes envers les autres, tu dois t'attendre à une vie remplie de déceptions. C'est toi qui dois PROUVER non seulement au monde entier, mais surtout à toi-même, que tu peux t'offrir ce que tu demandes. Si tu ne peut pas prendre soin de toi-même - et je ne parle pas que d'argent ici - , si tu n'es pas ta  plus grande fan, tu ne réussiras JAMAIS à devenir la grande femme que tu as le potentiel d'être. 

Même tes parents n'ont pas la responsabilité d'assumer ta vie; ils t'ont donné la vie, c'est déjà pleinement suffisant, non? Le reste, fais-le toi-même. Apprends à travailler plus dur que n'importe qui d'autre; tu peux échouer, mais jamais parce que tu n'auras pas mis assez d'efforts pour ce que tu voulais. C'est comme ça que tu deviens indestructible; j'en suis au stade où je SAIS pertinemment que personne ne peut m'enlever ce que j'ai parce que personne ne peut travailler aussi fort que moi. Je dis à la vie : "Teste-moi, pour voir!" Et ça, c'est un sentiment incroyable. 

 

2- N'écoute pas les conseils

Du moins, n'écoute pas la plupart d'entre eux plus que ton instinct. On nous enseigne à rester dans les rangs et faire ce qui est "logique" sur papier. Mais, parfois, le plus grand risque est de ne prendre aucun risques. Ceci n'est pas ta "pratique" de vie, c'est ta SEULE vie. Aucun conseil, peu importe de QUI ils viennent est plus important que ce que toi tu sens en dedans. Tes parents, tes amis, tes enseignants, les Internets...Combien de fois on a tenté de me dire que si je n'avais pas un "vrai" boulot, je ne réussirais pas. Que je vivrais dans la misère et que je n'aurai pas de stabilité sans un diplôme universitaire. Que je devrais me "placer". Combien de fois on a essayé de me dire que je ferais fausse route. Toutes les fois que je n'ai PAS écouté, mes "rêves loufoques" sont devenus des idées et par magie on produit des projets qui ont MARCHÉ.

La réalité, c'est que toutes les réponses sont en nous et bien qu'il est parfaitement correct de ne pas trop trop savoir comment l'histoire va se terminer, mais quand on sait quel chemin nous fait sentir bien, quand on sait qu'on fait quelque chose qui nous rend heureuse, on SAIT qu'on peut réussir. Pourquoi vouloir reproduire la formule "gagnante" de tout le monde quand on peut créer notre propre formule qui nous ressemble à nous? Il n'y a jamais eu de mal à innover et la vérité est que notre époque nous permet de le faire plus que jamais. Rappelle-toi que tu as le MONDE entre tes mains, ici, dans ton cellulaire. Maintenant, va et suis ce qui t'attire plutôt que ce que tout le monde veut te voir faire.

 

3- Aime-toi avant d'aimer quelqu'un d'autre

Simple en théorie, complexe en pratique. 

Je pense qu'on apprends à s'aimer beaucoup avec l'entraînement. Du moins, pour moi, ça été la première fois que j'ai cessé de détesté mon corps pour ce qu'il n'était pas et commencé à l'apprécié pour ce qu'il pouvait faire. J'ai comme compris que notre corps était d'abord et avant tout un véhicule qui nous propulsait durant les différentes phases de notre vie. Il vit d'incroyable transformations, contre ou avec notre volonté. Tu n'es pas ton corps; tu es beaucoup plus que ça. Prends soin de ton véhicule, parce que tu veux faire une longue balade dans cette vie-là, n'est-ce pas? Mais, n'oublie pas de cultiver ta confiance en toi dans toutes les autres choses qui font que tu es toi. Apprends à aimer que tu es humaine et vulnérable; parce que ce que j'ai appris, c'est que plus tu montre que tu es vulnérable, plus les gens t'aimeront et te feront confiance. 

4- Apprends à gérer les turbulences avec un grain de sel

C'est trop facile de prendre panique et de se laisser consommer par des situations stressantes, surtout en début de vie adulte. Une rupture, un congédiement, un échec scolaire, des impôts compliqués, une grossesse non planifiée, une locataire cinglée, une contravention salée, des dettes...Qui sait ce qui nous attend en début de vie? Si chaque situation stressante nous réduisait à ne plus vouloir sortir de chez soi ou bien à complètement perdre le Nord, quelle vie ce serait? La réalité, c'est que le stress, c'est aussi synonyme de mode survie. Mode survie, lui signifie mort à petit feu. J'ai appris à la dure que j'étais ma propre pire ennemie et que l'anxiété était le seul vrai danger. 

Apprendre à se recentrer quand on rencontre des turbulences est nécessaire. Certes, ton problème te semble présentement ÉNORME et tu as l'impression que tout va de travers dans ta vie,  mais quand tu te mets à remercier le ciel pour TOUT CE QUI va bien, ta perception change et soudainement tu n'es plus la victime de ton problème. Des choses qu'on prend pour acquises telles la santé, la nourriture sur notre table, le toit sur nos têtes sont les trésors de quelqu'un qui est confronté à des problèmes bien PIRES que les tiens. Rappelle-toi que tu es en vie et en sécurité et que c'est honnêtement tout ce dont tu as besoin pour passer au travers des zones de turbulence.

Tout fini par trouver son cours normal dans la vie. C'est un cycle; pour chaque bas il y a un haut. 

5- Arrête de demander la permission

Tu n'as pas à demander la permission d'être toi-même, d'aimer ce que tu aimes ou les gens que tu aimes. Arrête de penser que tu ne peux pas quitter ton emploi si tu n'es plus heureuse, que tu ne peux pas te permettre financièrement de voyager, que tu ne peux pas t'habiller comme tu le veux ou bien épouser qui ça te chante. Tu n'as pas à demander la permission pour quoi que ce soit parce que ce "tout le monde" là se fiche bien de ton bonheur, au fond. 

As-tu déjà remarqué que les personnes âgées se fichaient généralement bien de l'opinion que les autres ont d'eux? C'est que pour la plupart des gens, il leur faudra jusqu'en fin de vie pour comprendre que ça n'a jamais vraiment eux d'importance ce que les autres pensaient. 

Commence à croire dès maintenant que tu n'es pas anormale parce que tu ne "fit" pas dans le moule; rien ne peut te rendre plus malheureuse que de faire des choses pour plaire aux autres plutôt que pour te plaire à toi. 

 


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».