5 états d'esprit à changer si tu veux réussir, et ce, peu importe ton objectif. - Par Valérie Niro, kinésiologue

26 Septembre 2017 | Anne-Marie Gobeil

Ceci est un article de notre collaboratrice Valérie Niro qui est une kinésiologue se donnant pour mission de véhiculer une mode de vie sain et actif. Elle est également une adepte invétérée de l’entraînement en force et en hypertrophie et en powerlifting. Entraîneure personnelle au Centre Père Sablon à Montréal, elle adore voir ses clients progresser et se surpasser !

 

Plus j’acquiers de l’expérience dans mon métier de kinésiologue/entraîneure personnelle, plus je sais, dès les toutes premières séances avec un client, si ce dernier va oui ou non atteindre son objectif. En effet, dès que je suis capable de bien cerner dans quel état d’esprit la personne se trouve avant d’entamer un processus de changement d’habitudes, il devient facile de prédire les chances de succès de cette personne.

De ce fait, il faut comprendre que TOUT type d’objectif d’entraînement est inévitablement lié à un changement de routine. Que ce soit une quête vers un gain de force, une prise de masse musculaire ou une perte de gras, il faudra modifier des aspects dans le mode de vie. Souvent, les clients ne sont pas conscients de cela, du fait qu’ils devront effectuer plus de changements dans leur vie quotidienne qu’ils ne le pensaient pour atteindre leur objectif. Ils se trouvent, dès lors, dépassés. Si tu te reconnais là dedans, et bien cet article est pour toi.

Mon but ici n’est surtout pas de décourager ou de prendre en défaut les gens qui ont de la difficulté à atteindre leur objectif. Bien au contraire, le but de mon texte est de tendre vers une prise de conscience et vers un éventuel changement dans la manière de penser afin d’atteindre des résultats durables. Voici donc 5 états d’esprits qui t’empêchent peut-être de réussir dans ton cheminement en entraînement. 

1. Le chialage, les excuses et l’apitoiement

Je regroupe ces trois points en un seul car ils se complètent bien. Oui, je sais, on a tous tendance à chialer lorsque quelque chose ne fait pas notre affaire. Hors, pour certains, le chialage est une vraie drogue. Si dès que tu reçois ton nouveau programme d’entraînement il y a toujours quelque chose qui cloche du genre : tu anticipes les exercices que tu penses ne pas aimer, tu te plains sans cesse d’être courbaturée les jours suivants tes entraînement ou au contraire, que le programme semble bien trop facile pour toi et que tu t’attendais à plus d’exercices ou d’intensité au niveau des charges etc.…et bien tu es mal partie. Tu pars déjà avec des idées préconçues négatives qui te guideront directement vers un échec.  Il en est de même coté alimentation, si tu n’as jamais été capable de suivre un plan alimentaire jusqu’au bout car il y avait toujours quelque chose qui te déplaisait du style : Ça demande trop de préparation, il y a trop de protéine, je n’aime pas ces aliments, il semble y avoir trop de nourriture etc. 

Cette combinaison chialage-excuses n’est certes pas optimale et tu dois t’en rendre compte si tu as tendance à faire cela. Oui, parfois nos excuses sont louables j’en suis consciente, mais tu dois devenir apte à distinguer les vraies excuses des fausses…soit honnête envers toi. Pause-toi la question : Est-ce vraiment le plan le problème ou c’est ma manière de le percevoir et de l’anticiper ?

S’apitoyer sur son sort va dans la même optique. Si tu es du genre à te servir de ta condition actuelle pour t’empêcher d’avancer, et bien, tu dois changer cela. On entends souvent le fameux « ah j’ai toujours été en embonpoint, je suis faite comme ça ». Ok, tu as peu être une prédominance endomorphe. Hors, rien ne t’empêche de mettre toutes les chances de ton coté et de laisser ton corps répondre par lui même à la saine alimentation et à l’exercice que tu lui soumettras sur du long terme avant de tirer des conclusions hâtives et rigides. 

2. L’obsession avec la nourriture

Si tu reçois ton plan alimentaire et ta première pensée se trouve à être : « Bon, j’ai déjà hâte à mon cheat meal. », tu n’as pas la bonne attitude et risque d’abandonner le plan. Pourquoi? Car tu perçois, de prime à bord, les aliments « santés » comme moins attrayants que les aliments « malsains ». Tes pensées seront donc toujours aux prises avec des idées pour ton prochain cheat meal et quand ce dernier arrivera, il sera fort probablement disproportionné. Un cercle vicieux s’installera entre la privation et la démesure au détriment de ta santé physique et psychologique. La nourriture ne doit pas servir de récompense à outre mesure, nous ne sommes pas comme le chien de Pavlov !

À l’inverse, tout calculer au gramme près et ne jamais se laisser tenter par une petite gâterie ou un bon souper au restaurant entre amis, ce n’est guère mieux. Oui tu dois garder ton plan alimentaire en trame de fond dans ta tête, mais il ne doit pas prendre toute la place. 

3. La comparaison

Je ne veux pas m’attarder trop sur ce point car Anne-Marie en a souvent discuté, mais cesse de te comparer avec des « modèles » sur les réseaux sociaux. Tu ne sais aucunement quel chemin elles ont pris pour arriver à ce type de physique.  Ce comparer à ses amies n’est pas une meilleure chose. Faire le même entraînement que sa meilleure amie qui a 3 ans d’expérience en entrainement versus toi qui n’en a aucune, n’est certainement pas un gage de succès. L’individualisation est un paramètre clé de l’entraînement. Par contre, il peut s’avérer intéressant de s’inspirer des autres. Il y a une nuance entre s’inspirer et copier! Au lieu de regarder le corps d’une fille sur instagram et de te dire « wow, body goal », vas regarder des vidéos de filles qui lèvent des charges imposantes, qui font des mouvements complexes, qui courent de longues distances etc. Cela va beaucoup plus te parler et va générer des pensées positives. L’inspiration est un outil de motivation alors que la comparaison va souvent causer de la destruction. 

4. Vivre dans le passé 

Es-tu du genre à recasser le passé, à avoir des regrets, à te sentir coupable car tu as manqué un entraînement ou tu as mangé 50 calories de plus hier?  Premièrement, nous sommes des humains, on ne peut pas toujours accomplir tout ce que l’on souhaite dans un temps donné et parfois, il nous arrive de succomber à la tentation. Accepte-le et passe à autre chose. Hier c’est fini, concentre-toi sur le présent et sur le futur. Deuxièmement, tu as du contrôle seulement sur ce que tu peux contrôler, et le passé n’en fait plus parti. Se dire « Ça fait deux jours que je mange au resto et je ne me suis pas entrainée, donc de toute façon ma semaine est gâchée alors je vais manger n’importe quoi jusqu’à lundi prochain. » est probablement la pire chose à faire. Tu as le pouvoir de changer les choses dès aujourd’hui, peu importe ce que tu as fais hier, donc fais-le.  

5. La peur de l’échec 

« Et si je n’y arrive pas ? » «  Si je ne suis pas assez forte et que j’abandonne? » « Et si c’est trop dur pour moi? » Si tu pars avec ces prémisses, il sera impossible de persévérer dans ton parcours. Tout d’abord, tu dois comprendre que de déroger du plan de match n’est pas un échec, c’est une embuche et tu ne peux pas abandonner à la première embuche. C’est un peu comme si tu laissais ton copain dès la première petite chicane,  il faut passer à travers, trouver des solutions et en ressortir plus unis. Tu dois te faire confiance, croire fermement en ta propre réussite et te donner tout les outils pour y arriver. Si tu fais cela, même si tu n’accomplis pas tout ce que tu voulais accomplir, tu as tout de même réussi car tu sais au fond de toi que tu as fais tout ce que tu pouvais. 

Finalement, tu dois comprendre que le chemin pour arriver au but est plus important que le but en lui même. Pourquoi? Car le but en soit ne nous apprends rien sur nous même. Il ne nous permet ni d'évoluer ni de nous d'empêcher de refaire les mêmes erreurs. Il n'est que matériel. C'est en parcourant le chemin nous guidant vers notre but, rempli d'embuches, de réussites et de constantes remises en question qu'il y aura apprentissage. Parfois on revient sur nos pas, parfois on stagne sur place, parfois on avance à pas de géant. Le chemin est desfois sombre et nous fait peur. D'autres fois, il est lumineux et nous rempli d'optimiste et de vaillance. C'est uniquement lorsqu'on intègre les apprentissages du parcours que nous devenons enclins à arriver à destination et que jamais nous ne ferons demi tour. 

 


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».