"Comment savoir si je serai prête à devenir maman?" ou les tas de questions que je me pose au deuxième trimestre

02 Octobre 2018 | Anne-Marie Gobeil

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Tu le sais déjà : Barbelle, ce n’est pas uniquement un endroit où on parle entraînement. Ici, c’est un endroit où on jase de tout ce qui fait de nous des femmes et de tout ce qui peut nous aider à devenir plus confiantes et heureuses dans nos corps comme dans nos têtes. Ceci étant dit, je voulais ouvrir la discussion sur un sujet dont je vois peu de femme parler. Je n’ai aucune idée si c’est parce qu’un récent tsunami d’hormones a déferlé sur mon corps en entier, mais depuis que je suis enceinte, je me surprend à contempler de nombreuses remises en question.

D’abord, for starters, je me questionne profondément à savoir si je serai à la hauteur de ce nouveau rôle, mais également si je serai heureuse de porter ce chapeau. Bien certainement que je suis emballée de faire la connaissance de ce petit humain qui grandit en moi. Mon amour pour cet être que je ne connais même pas encore devient de plus en plus ardent au fils des semaines sans même que j’aie mon mot à dire. C’est loin d’être cérébral, je te le dis ; c’est littéralement primitif, instinctif et je n’ose même pas imaginer à quel point c’est chavirant comme émotion quand tu établis un premier vrai contact avec ton mini dans le monde extérieur. Mais c'est juste que, comme beaucoup de femmes je suis certaine, je traverse une brume de pensées contradictoires et c’est juste que quand je passe trop de temps à remuer mes songes, ça me fait un peu hyperventiler.

Il y a des femmes (et des hommes) qui se sont toujours vu dans leur rôle de futur parent. Des femmes qui ont un touché naturellement et typiquement maternel. Qui sont douces, attentionnées, patientes, chaleureuses. Le genre de personne que les autres VOIENT devenir parent sans sourciller d’un brin. Par exemple, depuis que la planète entière sait que nous aurons un bébé, tout le monde souligne à mon copain qu’il fera un excellent père. Et je suis ENTIÈREMENT d’accord ; cet homme intègre, fort d’esprit et patient que j’ai choisi en tant que partenaire de vie sera un père fantastique sur toute la ligne. Personne ne m’a jamais vraiment passé le même commentaire, en revanche. 

Pas que ça soit quelque chose qui me chicote. Pas que j'en sois le moindrement froissée. C'est tout simplement que je crois que je n’ai pas le « parfait » profil de l’emploi, tu vois. Pas que je doute de ma capacité à remplir mon rôle de maman, mais je suis naturellement une femme indépendante, forte, impatiente (probablement, l’un de mes PIRES défauts) et entrepreneure…Si j'étais un animal, je serais probablement un gros félin féroce. Je n’ai jamais vraiment été une femme typiquement douce ou délicate, je suis plutôt toujours d’attaque et fonceuse. J'aime travailler dur et rigoureusement, dans le gym comme vis-à-vis ma carrière et je crois que mon caractère est aussi éclaboussé de ces tonalités. Si tu veux savoir bien franchement, ces côtés de moi, je les aime et je ne veux pas les remiser au placard. Tout ce qui me rend MOI, j’en suis fière. Mais est-ce que tout ça c’est compatible avec la définition conventionnelle du mot « Mom » qui regroupe un ensemble de traits de caractère contraires aux miens ?

Si j’avais à répondre à cette question très froidement, je dirais que non. Parce qu’encore une fois, la société (et les annonces de couches d’ailleurs, I see you) conspirent pour nous faire avaler une seule version du modèle de la « maman » parfaite. Et si tu te sens toi aussi un brin anxieuse à l’idée de relever ce défi de devenir maman, peut-être que même toi et moi on a acheté cette idée-là.

Tout le monde a des attentes. Particulièrement envers les femmes et ce à quoi elles devraient ressembler/comment elles devraient se présenter/comment elles devraient penser. Et encore plus particulièrement envers les mamans, je crois.

Je trouve que trop peu de femmes parlent de ce genre de débat interne-là. Par peur du jugement de ses proches des Internets? Par crainte de ne pas être comprise ou bien de déranger? De faire déguerpir son partenaire? Ne faisons pas les autruches! Je SAIS que plusieurs d’entre nous (si ce n’est pas l’entièreté des femmes?) passent par la même gamme d’émotions quand la question « Serai-je une bonne mère? » vient avec une date prévue d’accouchement. On devrait pouvoir en parler sans craindre de se faire lancer des roches. Peut-être même qu’on pourrait remiser au placard la pression de « fitter » dans le moule et plutôt embrasser nos qualités fortes qui feront de nous des mamans un tantinet différentes, mais pas pour le moins aimantes.

Pourquoi les femmes sont toujours celles qui se posent autant de questions et sont criblées d’anxiété, de toute façon?


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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Lydia
02 Octobre 2018
Questionnement tout à fait normal et je dirais même sain! Ceci dit, saches que ce n'est pas notre personnalité qui fait de nous de bons parents, mais les principes qu'on utilise dans l'éducation de nos enfants. Chaque personne peut être un bon parent, avec la motivation et de bonnes valeurs! :)

Caro
04 Octobre 2018
Tout à fait en accord avec toi! Je passe par les mêmes gammes d’emotions etant aussi enceinte et une crossfiteuse! Continue tes beaux textes! C’est encourageant/rassurant et on doit briser ces stéréotypes! :)