3 choses auxquelles il faut absolument arrêter de croire quand il est question d'entraînement au féminin

01 Novembre 2018 | Anne-Marie Gobeil

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Quand il est question d’entraînement au féminin, TOUT LE MONDE semble avoir son mot à dire…

« Ne fais pas ci, fais ça plutôt. », « Lève moins de poids. », « Fais plus de répétitions. », « Ne fais pas ce mouvement comme ça! », « Fait moins de ci et plus de ça ». Ugh! À quand va-t-on pouvoir bouger sans avoir à gobber les conseils (souvent douteux) de tous les « experts » (souvent masculins et un brin macho) qui disent vouloir « nous aider » à « améliorer » notre corps. Ugh #2!

On a TOUTES déjà été débutante et connu d’humbles débuts. Je n’ai pas toujours été aussi athlète que je le suis aujourd’hui et surtout, je n’ai pas toujours été aussi confiante avec une paire de dumbbells ou une barre d’haltérophilie dans les mains que je le suis à présent. Je sais que personnellement, quand j’ai franchis les portes vitrées d’un gym pour la toute première fois, j’étais aussi à l’aise qu’un bébé cerf égaré en plein milieu d’une autoroute.

Littéralement, je n’avais AUCUNE idée des exercices que je devais faire, de la façon de m’y prendre ou même tout simplement de combien de temps j’étais supposée passer entre les quatre murs du gym pour pouvoir quitter avec le sentiment du devoir accompli. Je me promenais lassement d’une machine de cardio à l’autre, je performais quelques sit-ups et je priais de voir des résultats se manifester. À l’époque je faisais partie de la portion des gens qui n’ont pas compris qu’efforts = résultats. Je ne me souviens même pas avoir vraiment TRANSPIRÉ à mes débuts en entraînement et encore moins avoir été challengée.

Non seulement, j’ai mis les pieds dans un gym avec ZÉRO confiance en mes capacités, ZÉRO connaissance de mon corps, mais aussi la tête pleine de « fausses-vérités » sur comment j’étais « censée » m’entraîner.  Je SAIS ce que c’est d’être vitcime de « conseils » des habitués du gym ou bien de lire les magazines féminins qui relate la routine d’entraînement d’une vedette et d’avaler ce genre de salades. Je SAIS ce que c’est d’écouter ce que tout le monde a à dire sur mon corps et sur ce que je « devrais » faire avec sans même accorder d’importance à réellement m’éduquer sur comment MON corps fonctionne.

Tragique. C’est vraiment tragique parce qu’il faut frapper un mur et se rendre compte que les croyances populaires sur l’entraînement au féminin nous NUISENT plus qu’elles nous rapprochent de nos objectifs pour réaliser qu’il faut changer d’approche.  Parmi les PIRES mythes auxquels j’avais l’habitude de croire, voici les 3 qui m’ont le plus empêché d’extraire mon plein potentiel et de progresser :

Mythe terrible # 1 : « Fais plus de répétitions si tu veux brûler plus de graisse »

Juste aujourd’hui, assise dans un café à rédiger cet article j’ai entendu un homme installé à la table voisine à la mienne expliquer ce « grand » concept de l’entraînement à la femme assise en face de lui : « Tu ne fais pas assez de répétitions, c’est ça ton problème! Les basses répétitions, c’est pour grossir et les hautes répétitions avec de petits poids c’est pour découper! »

OH-PE-LAYE, bonhomme.

De tous les mythes ayant foulé leur chemin jusqu’aux croyances populaires, celui-ci est probablement mon favori pour son excentrisme. Mais que se produit-il donc entre la 12ème et 15ème répétition ?! Soudainement, un portail extra-glactique s’ouvre devant toi et commence à engloutir tes cellules graisseuses une par une à chaque répétition supplémentaire.
« 15, 16,17, JE MAIGRIS, 18, 19, 20, ÇA Y EST, JE FONDS!, 21, 22, 23… » Soyons honnêtes, croire que plus de répétitions avec de plus petits poids est plus efficace est farfelu, tout comme la doctrine selon laquelle quand on lève de lourdes charges à basses répétitions on « GONFLE » comme une mongolfière.

Brûler les graisses, c’est un résultat obtenu par un ensemble de facteur liés à l’alimentation, au sommeil, à la dépense énergétique, au métabolisme basal et à l’équilibre hormonal. C’est pour cette raison qu’il c’est absolument IMPOSSIBLE de cibler une partie du corps où on veut brûler les graisses ; faire plus de répétitions d’exercices d’abdominaux ne fera PAS fondre le gras abdominal.

C’est une HONTE de conditionner les femmes à se restreindre à des poids légers ; toutes les femmes méritent de tomber amoureuses de leurs propres capacités physiques et de leurs corps pour ce qu’il peut accomplir, pas uniquement pour ce dont il a l’air.

 

Mythe terrible # 2 : « Le cardio brûle plus de calories que la musculation. C’est ce que tu devrais faire pour obtenir plus de résultats. 

Comme je te le confiais plus haut, je suis de celle qui sont vraiment tombées dans le panneau en terme de cardio : je croyais RÉELLEMENT que m’enchaîner au tapis roulant durant 60 minutes, en joggant à une vitesse modérée, allait me donner LE CORPS de mes rêves. Erreur.

De un, existe-il quelque chose de PLUS déprimant que de se forcer à faire du sur-place sur une machine de cardiovasculaire à attendre de voir les minutes défiler ou pire, à zieutter le compte de « calories brûlées » leeeeennnnntement progresser ? Il n’est pas surprenant que plusieurs personnes perdent leur motivation à s’entraîner! Quand je me conditionnais à ÇA, je n’avais aucun attachement positif envers le gym et bouger me semblait être la plus pénible des corvées. Je comprends qu’il y a parmi nous des femmes qui RAFFOLENT de tout ce qui touche au cardio, mais moi, comme beaucoup d’autres femmes, ça ne me correspondait juste PAS.

Tout ça a changé à l’instant où j’ai aggripé la barre d’haltérophilie et empoigné ma première paire de dumbbells. Je ne levais pas aussi lourd que ma véritable force me le permettait à l’époque, mais ce n’est pas ce qui est important. Ce qui compte, c’est qu’en commençant à soulever des poids, j’ai pour la première fois commencé à voir des changements se produire.

Concrètement, ce qui se passe dans TON corps quand tu lèves des poids, c’est que tu bâtis tranquillement de la masse musculaire, qui elle, brûle davantage de calories, et ce même au repos. Aussi la musculation est un type d’entraînement en intervalles qui te permet de brûler des calories plusieurs heures après la fin de ton entraînement.

 

Mythe terrible # 3 : « Ne descend pas plus bas que 90 degrés dans ton Squat, c’est dangereux! »

Sais-tu ce qui est dangereux? S’attendre à ce que tous les êtres humains, qui, rappelons-le, sont morphologiquement bâtis de façons entièrement différentes et on différents niveaux d’expérience et de mobilité exécute chaque exercice d’une manière identique. C’est absurde ! Chaque personne aura une façon légèrement différente d’exécuter un Squat ou un Deadlift selon sa grandeur ou encore la longueur de ses bras et ses jambes ; ça ne veut pas dire que c’est « mauvais » ou « dangereux », simplement que cette façon de faire convient peut-être mieux à sa stature et/ou à ses limitations.

 

Quel est LE pire mythe en ce qui touche l’entraînement au féminin selon toi?

 

 


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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