La fois où j'ai eu envie de tout lâcher, ceci m'a fait changé d'idée

11 Novembre 2018 | Anne-Marie Gobeil

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Il y a plusieurs fois dans ma vie où j’ai faillis tout lâcher. Dans différents contextes, je suis souvent passée à un cheveu d’abandonner. Bons nombres de fois, j’ai eu envie de tout effacer et de recommencer à zéro.

Je suis forte, mais je le suis uniquement parce que j’ai souvent valsé avec l’échec, la crainte de me planter en pleine face et car j’ai arrêté d’employer mon mécanisme de défense préféré, aka jouer à l’autruche.

Et je veux juste que tu saches que tu ne devrais pas te sentir comme une personne horrible si toi aussi, parfois, tu as envie de tout laisser tomber. Ça m’a pris énormément d’obstacles, certains complètement anodins et vraiment superficiels, d’autres plus importants, pour tranquillement réaliser que la vie ne s’arrêtait pas à la vue d’un iceberg à l’horizon. Si tu avais une crevaison, est-ce que ton premier réflexe serait de percer tes 3 autres pneus en bon état? Probablement pas.

Je veux qu’on parle d’abandon, mais surtout des raisons pour lesquelles tu ne devrais pas laisser tes objectifs (peu importe qu’il s’agisse de te remettre en forme, de réussir ton couple de lancer ton entreprise ou bien de retourner à l’école) tomber à l’eau. Je veux qu’on jase, franchement et sans filtre. On parle beaucoup du « résultat final », du « beau » et du « inspirant » sur les réseaux sociaux, mais pas assez souvent du processus derrière tout ça, selon moi. C’est ce même processus-là qui nous uni toutes, en tant qu’humaines ; tu n’es pas seule à avoir envie d’abandonner, tu n’es pas la seule à vivre des difficultés, même si personne ne le laisse vraiment paraître en surface autour de toi.

Même si je suis ce que la majorité des gens qualifieraient de physiquement en forme, même si j’arbore normalement des muscles découpés (plus depuis que je suis enceinte par contre hihi!) et que peux soulever des poids vraiments très lourds, j’ai souvent eu envie d’abandonner. Probablement autant, si pas plus, que la majorité des femmes.

J’ai eu envie d’abandonner parce que je n’étais pas capable de maintenir le rythme et que je pensais ne jamais en faire « assez ». Parce que moi aussi, à l’époque où mon apparence était mon seul baromètre de progrès, j’étais frustrée d’en faire autant pour en récolter si peu. Parce qu’à force de me comparer aux autres femmes sur Instagram, je dévalorisais chaque centimètre carré de mon propre corps. La vérité, c’est que j’ai souvent exister réfugiée dans les extrêmes : pour moi, ça longtemps été plus réconfortant de calculer ma nourriture au gramme près et de me tuer à coup de double-séances d’entraînement par jour plutôt que d’apprivoiser l’équilibre. C’était tout ou rien. C’était poulet-brocoli, cardio à jeun et abus de sucrants artificiels ou…rien. Mon challenge à moi, depuis que je suis ado, ça été de trouver une zone grise, un juste milieu dans mes comportements santé.

Je me souviens d’un soir du mois de septembre, en 2016, il y a deux ans. Mon corps était abusé par mes fâcheuses tendances à vouloir trop en faire, mon métabolisme endommagé et mon moral, en miettes et j’étais juste à bout de souffle. Je ne me reconnaissais plus dans le miroir, mais surtout, je me sentais comme une inconnue dans mon propre corps. J’ai fallis abandonner, tanner d’essayer. Jusqu’à ce que je réalise que je ne n’avais pas vraiment TOUT essayé et que bah, je n’avais rien à perdre à tenter le coup une DERNIÈRE fois…

Pour celles qui me suivaient à cette époque (fiou, ça fait un bail!), c’est à ce moment-là que j’ai pris un virage intuitif et végétalien dans ma nutrition parce que, même si ça semblait FOU et que 3048272 personnes ont tenté de m’en décourager, c’était littéralement la seule chose que je n’avais pas essayé. Et c’est ironique, parce que c’est ce dernier ressort qui a tout changé pour moi. C’est ce geste qui a déclenché mon équilibre,celui que j’ai depuis conservé jusqu’à aujourd’hui . C’est cette décision d’essayer, juste une dernière fois, qui m’a apprise à être à l’écoute de mon corps, à trouver ma vraie définition personnelle de ce que c’est d’être en forme et santé et qui m’a incité à mis un terme à ma propre auto-destruction.

Tu sais ce qui est vraiment ironique avec mon histoire, et probablement avec la tienne aussi si en ce moment, tu as envie de tout lâcher, c’est que souvent on est prêtes à abandonner alors qu’on se trouve réellement à un cheveu de notre but. Je ne dis pas que si tu choisis de continuer à essayer que demain, tu vas franchir la ligne d’arrivée et que tous tes voeux seront exaucés. Je dis juste que si tu n’abandonnes pas aujourd’hui peut-être que tu vas peut-être te mettre à te lever le matin avec une nouvelle flame, un nouvel espoir qui t’habite ou bien une façon inédite de porter un regard sur les choses demain.

Si tu abandonnes, tu sais déjà ce qui va se produire. Rien. Rien de négatif, certes, mais rien de positif non plus. Si tu n’abandonnes pas, mais que plutôt tu changes ta stratégie, ton attitude ou bien ton approche, tu n’imagines même pas toiutes les belles choses qui risquent de t’arriver.

Je trouve que dans la vie, il n'y a rien de pires que d'éprouver du regret. Rien de plus terrible que de sombrer dans ses pensées le soir avant de s'endormir en se questionnant. "Et si j'avais ________?"

 


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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