Cliente du mois : Comment Karine a appris à valoriser ses forces et a coupé les ponts avec son obsession du poids

03 Décembre 2018 | Anne-Marie Gobeil

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BARBELLE : Comment as-tu débuté l'entraînement ?

KARINE : J'ai toujours aimé le sport. D'ailleurs, j'ai joué toute ma jeunesse au Flag Football. À mon passage à l'université, cependant, j’ai perdu de vue cette passion qui me poussais toujours à me dépasser davantage. Du jour au lendemain, j’ai cessé toute activité physique. Je mangeais très mal, j’étais stressée et mal dans ma peau. C'était un cercle vicieux : plus je stressais plus je mangeais, plus je mangeais plus j’angoissais et plus j'étais mal. J'ai pris beaucoup de poids durant cette période et mon estime de moi était au plus bas.

Un beau jour, je me suis regardé dans le miroir et je ne reconnaissais plus la personne qui se tenait devant moi. J'étais découragée parce que je croyais que j'avais atteint un point de non-retour. C'était maintenant ou jamais l’occasion que d’apporter un changement dans ma vie autant pour ma santé mentale que physique.

Le lendemain-même, je me suis inscrite au gym. J’étais un peu effrayé de ce que les autres allaient penser de moi, je dois l’avouer, mais j’ai été de l’avant, motivée par le désir de reprendre le contrôle de ma vie. Un jour je me suis entraîné, puis le lendemain j’y suis retournée et le surlendemain à nouveau. C’est ainsi qu’une tempête de changements s'était amorcée et une passion est née.

En une année j'ai perdu 50 lbs.

Plus les mois passaient, plus mon entourage me complimentait face à ma perte de poids. Toutefois un ennemi de taille continuait de me hanter : la fameuse balance. Malgré mes saines habitudes de vie, mon poids est rapidement devenu une obsession nocive. Je ne voulais pas décevoir les gens qui m’entouraient et qui était si admiratif de mon combat en ayant l’impression que je ne perdait pas « assez » de poids ou « assez rapidement ».

Comme quoi malgré les apparences en surface, cette époque de ma vie où mon poids m’obssédait ne fut pas plus saine que la précédente, où j’étais inactive et mangeais mal. Je n’étais pas plus heureuse ou comblée avec les kilos en moins. J’ai commencé à réaliser que la minceur ne fait pas le bonheur. Ce n’étais pas un combat gagné d’avance : ce processus fut complexe et encore aujourd’hui, il faut parfois que je me rappelle ce que le mot équilibre veut dire pour moi.

Dans la société actuelle, avec les réseaux sociaux, il est facile de se comparer aux autres et d’être coincée dans un cercle vicieux où on est jamais satsifaite de son apparence. Pour ne pas tomber dans le piège, il faut se rattacher aux choses qui nous rendent fières de nous.

Moi, je suis fière de mon mode de vie actuel et particulièrement lorsque je regarde le chemin parcouru.  Par les réseaux sociaux, j’essaie de partager avec d’autres femmes vivant une situation semblable, cette flamme qui m’anime et qui me permet d’être la femme accomplie que je suis aujourd’hui.

De plus, cette passion m’a amenée à équiper ma maison d’un gym parfaitement fonctionnel pour mes besoins d’entraînements. Ainsi, beau temps, mauvais temps, je n’ai pas d’excuse et je m’entraîne. Pas besoin d’un abonnement au gym pour se surpasser : j’ai tout ce qui faut à porter de main pour compléter mes séance et ça fait pour moi un monde de différence!

 

BARBELLE : Qu'est-ce qui a été le plus difficile pour toi au début quand tu as commencé à t'entraîner et à manger sainement ?

KARINE : Le plus difficile pour moi fut (et est toujours) clairement la NUTRITION. C’est ma bête noire.

Au début de mon parcours, j’avais des diètes élaborées par des entraîneurs qui me disaient quoi manger/ne pas manger et quand manger durant la journée. Une première phobie alimentaire est née: les démoniaques GLUCIDES. J'en étais rendu à avoir peur de manger une pomme par crainte de reprendre tout mon poids perdu... pouvez-vous croire ça?

Présentement, je décrirais mon alimentation  comme étant ÉQUILIBRÉE. Pour moi, ça signifie surtout de ne pas avoir peur de manger les aliments qui me font sentir bien, à ma faim et d’écouter mon corps.  Je considère que mon corps a besoin de bons nutriments, de légumes, de fruits et de protéine, mais que j’ai aussi droit à mon petit verre de vin et mon souper raclette un vendredi soir entre amis. On ne vit qu’une fois, non?

 

BARBELLE : Est-ce que tu as reçu du support de la part de ton entourage ? Si non, quels sont les moyens que tu as entrepris pour rester motivée.

KARINE : Au départ, je m'entrainais toujours toute seule. Je n'avais pas vraiment quiconque dans mon entourage qui comprenait ou partageait ma passion pour l'entraînement.  Ce fut aussi une chose que j’ai dû surmonter. Je me sentais incomprise et je devais constamment défendre mon mode de vie. « Non, je ne veux pas sauter mon entraînement. », « Oui, je mange santé et j’aime ça! ».  C’est dommage, mais c’est encore parfois le cas aujourd’hui. Par exemple, lorsque je me fais proposer de sortir prendre un verre, certaines personnes ne comprennent pas que je priorise parfois l’entrainement.

Avec chance, dans ma sphère professionnelle, le destin a fait en sorte que j’ai dénicher une  vraie perle rare d’amie et de complice :  Clara Blanchet (Clacla pour les intimes).

Cette fille, qui semblait de prime abord bien ordinaire, cachait sous son uniforme d’infirmière des leggings Gymshark. J’ai tout de suite SU qu’on deviendrait meilleures amies. La suite? Vous le devinerez probablement en regardant nos photos sur mon compte Instagram! On partage une passion commune pour l’entraînement qui nous permet de nous encourager et de se motiver mutuellement. La faiblesse d’une est la force de l’autre. On se complète comme ça : elle est mon meilleur atout pour m’aider à vaincre ma peur lorsque le mot « Burpees » apparait dans le programme Barbelle qu’on suit ensemble.

D’ailleurs, je crois que la meilleure façon de ne jamais abandonner ses objectifs est de se trouver un ou une partenaire d’entrainement pour nous soutenir ou de faire comme moi et de suivre la Communauté Barbelle sur Facebook et Instagram. C’est ainsi que j’ai connu d’autres merveilleuses guerrières tels que mes amies Marie Costa, Karen Dufour et Kossamak. Ensemble, on peut échanger des trucs, des bons coups et parfois même, dans les temps plus durs, les mauvais coups. Cela permet de se rendre compte que nous sommes toutes des femmes, des êtres humains et que le but n’est pas d’atteindre la perfection, mais bien d’être la meilleure version de soi-même.

 

BARBELLE : Qu’est-ce qui te rend le plus fière par rapport à l'ensemble de ton cheminement ?

KARINE : Je suis fière d’avoir réussi à évoluer avec les hauts et les bas de mon parcours. Je comprends maintenant qu’il n’existe aucun parcours PARFAIT.  À travers ces épreuves et ces années, j’ai appris à m’aimer un peu plus et à accepter que je suis différente. D’ailleurs, nous le sommes toutes, contrairement à ce que l’industrie du fitness essaie de nous faire croire. J’ai appris que je n’entrais pas dans le moule et que c’était mieux ainsi. Personnellement, je crois que c’est en soi quelque chose d’exceptionnel. Je suis fière de moi. Il n’y a rien à ajouter.

 

BARBELLE : Quel programme d'entraînement fais-tu en ce moment ? Quels sont tes objectifs actuellement ?

KARINE : En ce moment, je suis à la Phase 2 du Hybrid Challenge, soit la portion axée sur le développement du cardiovasculaire. Évidemment, cette dernière est ma grande force…Sentez-vous le sarcasme ici?

Il faut bien en rire. J’ai décidé de travailler ma faiblesse et de sortir de ma zone de confort pour me sentir encore plus fierce. Plus sérieusement, je n’en suis pas à mon premier programme Barbelle. Mes préférés de l’ensemble sont le Fierce et les Guns&Buns 1.0 et 2.0.  Comme certaines d’entre vous qui le savez déjà, ces deux programmes visent particulièrement un type d’entrainement plus musculaire et fonctionnel. Mon objectif actuel est de me dépasser en atteignant un défi que je n’aurais jamais cru possible soit miser mes points faibles afin qu’ils deviennent des points forts. Les Burpees n’ont qu’à bien se tenir!

BARBELLE : Pour toi, ça veut dire quoi être en forme ? 

KARINE : Pour moi être en forme, c'est être en paix avec qui je suis. C'est être bien dans ma peau physiquement, mais encore plus précisément mentalement.

Être en forme ce n’est pas se restreindre, c’est vivre pleinement sans s’imposer trop de limite. Ce n’est ni de vivre dans l’extrême ni de laisser tomber les efforts si ardemment fournis.

Être en forme ce n’est pas de vouloir être la fille du magazine, c’est d’aimer l’image qu’on projette de soi dans le miroir.

C’est toujours donner le meilleur, pour soi, pour sa santé, pour son bien-être. Être en forme, c’est être capable de s’accomplir un peu plus à chaque jour. C’est atteindre des petits objectifs à la fois. C’est aller au-delà de ce que nous avons cru pouvoir accomplir.  C’est défier les limites.

Être en forme, c’est regarder dernière soi et réaliser tout cela. Être fière de soi. Je suis fière de moi.

 

BARBELLE : Dis-moi, quel est le meilleur conseil que tu offrirais à quelqu'un qui débute l'entraînement et souhaite manger plus santé?

KARINE : J’en ai 3!

#1 : Laisse-toi une chance.
On ne débute pas toutes à la même place et on avance pas toutes à la même vitesse. On n’a pas les mêmes forces que nos amis et notre entourage. Regarde-moi et Clara : je ne courerai peut-être jamais un marathon, mais elle serait d’avis qu’elle ne soulèvera peut-être jamais 265 lb en Deadlift comme moi je le fais. Mise sur TES forces tout en continuant de travailler tes faiblesses.

#2 :  ÉCOUTE TA FAIM.
Un corps qui s’entraine est un corps qui nécessite du carburant, de l’énergie. Il ne faut pas se goinfrer 7 jours semaines en fast-food, mais il ne faut pas avoir peur de manger du pain, des pâtes ou des patates par peur d’engraisser.  Mange à ta faim. Nourris ton corps, c’est ton véhicule et il en a définitivement besoin!

#3 : Apprécie les hauts et accepte les bas.
Tu as le droit de ne pas être motivée tous les jours à 100%. Tu as le droit au fameux rest-day.  Tu n’as pas seulement le droit, ton corps en a besoin. L’entrainement régulier découle d’un équilibre et cet équilibre passe par cette journée de repos grandement mérité. Va jouer dehors. Pars en randonner. Visite un spa. Magasine. Prend du temps pour toi, pour tes amis, pour ta famille. Fais-moi plaisir : ne t’oublie pas.


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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