As-tu besoin d'être en forme pour commencer à t'entraîner sérieusement? - Meilleures stratégies pour débuter ou recommencer l'entraînement

26 Février 2018 | Anne-Marie Gobeil

Je me suis fais posé la question par une jeune femme plus tôt cette semaine : Si je ne suis pas en forme, est-ce que je peux tout de même commencer à m'entraîner?

Au départ, ça m'a semblé être un no-brainer : bien sur que si que tu peux commencer à t'entraîner sérieusement MÊME si tu n'es pas déjà a sommet de ta forme. En fait, c'est l'objectif même de prendre action : t'améliorer, progresser vers ta meilleure toi. Non?

Mais, après coup, je me suis rendue compte que pour bien des femmes, ça pouvait être un vrai de vrai casse-tête. En me projetant dans le passé, le mien, j'ai réalisé que j'avais déjà contemplé ce dilemme moi aussi à mes débuts : "Suis-je assez en forme pour survivre à un entraînement sérieux ? Et si je ne réussis pas ? Ça voudra dire que je n'ai pas ce qu'il faut..."

Ah...voilà, ça me revient. Moi aussi j'avais des doutes, mais surtout beaucoup de pression sur mes épaules. Cette question-là, c'est la question qu'on se pose toutes à nos premiers pas ou quand on revient d'une période d'arrêt d'entraînement. Et je trouve qu'alors qu'on ressens presque toutes la même chose et qu'on vis les mêmes craintes, peu de gens en parlent.

La peur, c'est normal

D'abord, on craint de ne pas répondre aux exigences d'un programme rigoureux et d'être déçue de soi-même. La peur est la première chose qui nous paralyse, et souvent, on laisse celle-ci nous enraciner les deux pieds dans le sol parce qu'on se compare et qu'on sur-analyse. Si tu es de celles qui reviennent d'une période d'arrêt d'entraînement, peu importe la raison pour laquelle tu as stoppé tes séances sportives, il y a la constante comparaison avec notre ancienne "nous" et le découragement quand on pense au chemin à parcourir avant de remonter la pente. Si tu es nouvellement adepte de l'entraînement, il y a toute la peur de l'inconnu et l'incertitude quant à comment ton corps est censé réagir à ce stimulus nouveau qu'est l'effort physique. 

Sache qu'il est totalement normal de ressentir ces émotions. Tout ce qui est nouveau et tout ce qui est challengeant est épeurant pour l'humain. Notre cerveau est calibré pour être davantage négatif que positif ; c'est pourquoi tu es naturellement anxieuse à l'idée de te lancer tête première dans un nouveau défi. C'est l'une des façons que ton corps a de te protéger. Au lieu de repousser la peur ou de l'éviter, il faut l'accepter. Tu sais que tu n'as rien de sérieux à craindre ; même pas l'échec.

Le pire qui peut arriver, c'est que tu prennes un petit pas dans la bonne direction! Ne pense pas tout de suite à ce qui peut arriver dans 3 mois ou un an ; prend un jour à la fois et répète le jour d'après. 

Être prête à apprendre

Dans le département de l'entraînement, tu ne commences pas à faire des progrès quand tu cumules de l'expérience sous la cravate. En d'autres mots, tu n'as pas besoin d'attendre d'être une vétérante du gym pour commencer à apprendre. J'aime beaucoup l'adage anglo "You don't have to be great to start, but you have to start to be great." 

Demander de l'aide est possiblement le meilleur investissement que tu puisses faire pour te progrès dans le gym. C'est quand on est prête à apprendre comment bien s'entraîner, qu'on met son égo de côté et qu'on accepte de ne pas tout maîtriser du premiers coup que la magie se produit. 

Te connaître avant tout

Connaître tes capacités actuelles est vital. L'objectif de tout type d'entraînement n'est pas de faire mieux, soulever plus ou courir plus vite que la voisine, mais bien de chercher à battre tes propres meilleurs scores. Et dans le cas de ceux-ci, il n'appartient qu'à toi de décider quels sont tes attentes. Mesure toujours tes progrès en te comparant à ton point de départ, pas avec ton objectif final. 

Établir des mini-objectifs réalistes

L'une des erreurs les plus fréquentes que je vois, ce sont les femmes qui, pleines de bonnes intentions et gonflées à bloc de motivation, se fixe des objectifs soit trop vagues ou trop grandioses pour l'investissement de temps et d'énergie qu'elles peuvent leur accorder.

Les objectifs sont bien. J'aime prêcher qu'une vie où on enchaîne les objectifs mène inévitablement au succès ! C'est logique et ça fonctionne pour quasi tout le monde, mais encore faut-il savoir se fixer les BONS objectifs. 

"Perdre du gras"/ "Être mince"/ "Être en shape"/ "Découper mes jambes"/ "Perdre du poids d'ici Noël", ça manque de précision. 

Si tu es une femme un tantinet occupée qui peut consacrer un temps limité à son entraînement journalier "Faire un marathon d'ici l'été" ou "Réussir un squat à 300 lbs dans 3 mois" est peut-être un peu irréaliste et ambitieux. 

PAR CONTRE...

"Faire une compétition amatrice de Crossfit"
"Tenir en position planche durant 2 minutes"
"Ajouter 10 lbs à son record au Squat"
"Compléter un mois sans alcool"
"Courir 5 km sans arrêter"

ÇA ce sont de bons mini-objectifs qui quantifiable, réalistes et précis. En fait, tu veux décider d'objectifs à court et moyen terme qui te permettront de franchir une nouvelle étape à chaque fois que tu réussis à en conquérir un supplémentaire sur ta liste. Ça te permettra d'avoir la certitude que tu gravis les échelons et que tu es en mouvement. 

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Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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