Mal choisir mes objectifs m'a coûté ma motivation...mais voici comment j'ai réussi à reprendre le contrôle!

25 Avril 2018 | Anne-Marie Gobeil

J'en suis à un stade dans ma vie où je crois que je commence vraiment à assez bien me connaître. Je dois dire que j'avais hâte d'en arriver là ! La vie de jeune adulte peut amener son lot de questionnement et de stress ; ce n'est pas tout le monde qui prend le fardeau de l'adulting à la légère, t'sais ! (Au fait, devient-on véritablement confortable à adulter un jour ?!?)

Bref, ça fini par se passer et on se rend compte qu'on est toujours soi-même, au fond. Surtout, on réalise que si on se fie à notre instinct et qu'on fait des choses qui raisonnent avec nous-même, on a tendance à être généralement bien plus heureuse et satisfaite de notre existence. 

Je m'assume pleinement, maintenant. Que ce soit dans mes idées, dans mes ambitions ou dans la manière dont je traite mon corps, je refuse de laisser quelqu'un me dicter la marche à suivre. C'est moi qui habite mon corps, pas toi. Et je pense que tu devrais faire pareil. 

Je te parle d'assumer pleinement ta personnalité, parce que c'est littéralement la chose la plus importante quand il temps de sélectionner tes objectifs de mise en forme. Et je pense vraiment que la plupart des personnes qui abandonnent en plein coeur de processus ou bien qui ont de la  difficulté à rester motivées sur une longue période de temps souffrent tout simplement d'une mauvaise sélection d'objectifs qui ne raisonnent pas vraiment avec elles.

Quand il est question d'entraînement et de nutrition, la plupart des gens aiment se faire orienter. Et, crois-moi, il n'y a rien de mal là-dedans, surtout quand on parle d'apprendre à manger (plutôt que de suivre une diète plate) et de bouger selon les bonnes techniques (question de ne pas briser en 3000 morceaux).

Le danger par contre, c'est de laisser la voix de quelqu'un d'autre devenir plus forte que la tienne. 

Souvent, je vois des femmes d'abord se diriger vers des objectifs qui ne sont pas les leurs. Souvent, ça un lien avec la thématique de la perte de poids. J'imagine - par pure expérience personnelle - que ça peut venir d'un mouvement de pensée général (ça me sidère, la plupart des gens croient encore que la seule utilité de l'entraînement, c'est pour perdre du poids!). Ou encore, la source de cette "motivation" peut provenir du désir de plaire, de prouver quelque chose ou bien même de se punir... 

Et je ne te blâme pas ! L'inconscient est PUISSANT : si ça fait des années que tu te fais servir des publicités, article de magazines à potins, images glorifiant la femme mince, jolie et jeune, tu risques d'avoir l'envie inconsciente de ressembler à ce "modèle". 

Le MAJEUR problème, c'est que ces objectifs-là ne sont pas nécessairement ceux que ton coeur a envie de poursuivre. Et dans le cas échéant il va avoir des frictions et possiblement une rébellion dans ton processus.


Laisse-moi te donner un exemple : Justine veut perdre du poids. Du moins, elle pense qu'elle veut perdre du poids, parce qu'en perdant du poids, tout le monde va se mettre à la remarquer et souligner son superbe accomplissement.

Justine est une fille qui aime le yoga et faire des randonnées dans la nature, mais elle a l'impression que ce n'est pas suffisant pour lui permettre de perdre du poids. Elle croit vraiment qu'elle a besoin d'un petit "plus" pour stimuler ses "progrès". Du coup, Justine est gonflée à bloc : c'est décidé, elle se lance! À ses premiers pas avec l'entraînement, Justine se tourne vers le cardio ; ses amies lui ont dit que c'était la meilleure façon de brûler des calories (ce qui est totalement faux, juste pour l'info!) Le hic ? Justine DÉTESTE à mort le cardiovasculaire et encore lorsque exécuté sur un appareil stationnaire.

Alors qu'elle court sur un tapis roulant, elle se demande pourquoi elle fait tout ça? À quoi ça rime? Est-ce que ça vaut la peine? Pourquoi se sent-elle aussi négative et frustrée ?

Elle a l'impression d'échouer à chaque séance d'entraînement qu'elle avorte en plein milieu parce qu'elle se démotive trop rapidement. Justine a l'impression qu'elle ne perdra jamais le poids qu'elle a pense devoir perdre et elle en est vraiment affectée...


Justine, dans mon exemple, est peut-être différente de toi ou de moi dans ses préférences vis-à-vis l'activité physique, mais peut-être as-tu pu te reconnaître un peu dans ses émotions ? 

Quand on omet d'écouter son coeur, de considérer ce qui est important pour nous et surtout qu'on oublie ce qui nous fait vibrer, notre corps riposte. Et ça n'a pas de sens de développer une relation malsaine avec des habitudes de vie saines juste parce qu'on est pas capable de valoriser sa propre voix et son propre instinct. 

 J'ai moi-même gaffé dans le passé, entraînement-parlant : j'ai sélectionné des objectifs qui n'étaient pas (mais pas pentoute) les miens et qui n'avaient aucun rapport avec ce que j'aimais vraiment faire. Moi qui ADORE me sentir comme une athlète, être la plus forte possible, expérimenter avec de nouveaux mouvements complexes, j'avais décidé de faire totalement l'opposé en me donnant comme objectif de faire des compétitions Fitness - qui impliquent que tu as juste l'air d'une athlète.

Je ne sais pas à quoi je pensais. Je voulais que les gens admirent ma discipline et ma "transformation", je pense. 

Je n'avais aucun plaisir à m'entraîner, toujours à la conquête de la shape aux proportions parfaite et au taux de gras le plus humainement bas possible. La misère physique je l'ai vécu : perte de mes règles, faim extrême, débalancements hormonaux, douleurs aux articulations...etc. Mais le pire, c'était le total manque de stimulation mentale. J'étais complètement déconnectée de mon esprit, de mon corps...J'avais l'impression d'être un zombie. J'avais peur. J'avais honte, aussi. Honte de décevoir. Pendant deux ans, j'ai vécu dans un monde qui ne me ressemblait pas juste parce que j'avais mal choisi mes objectifs. 

C'est pourquoi quand je dis que je suis excessivement gratifiante d'être pleinement assumée maintenant, je le pense avec mon coeur. 

À présent, j'ai deux critères vitaux pour mes entraînements. Je veux :

1. Apporter une heure de positif complet à ma vie : mon entraînement est censé être l'endroit où je peux complètement mettre mon cerveau à off, faire le vide et être connectée avec mon corps. 

2. Je dois avoir l'impression que je respecte mon mantra qui est de miser sur ce que mon corps peut faire et non pas sur ce dont il a l'air : je ne vais JAMAIS planifier mes entraînements en pensant au nombre de calories que je vais brûler! Je veux expérimenter, performer, me challenger, diversifier mes capacités et surtout véritablement aimer ce que je fais. 

Si le type d'activité physique en question ne rempli pas ces deux conditions, je ne m'y adonne même pas. Je respecte assez mes convictions pour être fidèle à moi-même dans mon entraînement et je peux te confirmer que ça fonctionne. Ma motivation est constamment ÉLEVÉE et surtout, je suis heureuse. 


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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