L'art d'éliminer les personnes toxiques de sa vie (et toutes les choses merveilleuses qui s'ensuivront)

08 Avril 2018 | Anne-Marie Gobeil

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Pour beaucoup de femmes, ce n'est pas la motivation qui manque. Ce n'est pas la flamme ou bien la détermination de changer son mode de vie qui fait défaut. 

Pour beaucoup de femmes, c'est la crainte de déplaire aux gens qui leur sont chers ou bien d'être jugée par leur entourage qui paralyse. Je comprends. Vraiment. Au fait, on peut toutes se mettre dans tes chaussures. Je serais surprise si une seule personne disait qu'elle n'a jamais ressenti de pression négative de la part de quelqu'un dans son cercle d'ami(e)s, chez ses collègues ou même parmi les membres de sa famille quant à ses objectifs santé.

On dirait qu'il y a toujours quelqu'un qui a quelque chose de négatif à dire. Un commentaire pour te décourager ou pour te ridiculiser. Pire, certaines personnes pourraient tenter de te saboter ou bien de faire sentir coupable de prendre soin de toi de la façon que tu as choisi de le faire. La réalité, c'est qu'il existe des gens autour de toi qui ne seront pas toujours capable de vouloir le meilleur pour toi. La vérité, c'est qu'il y a des gens carrément toxiques que tu devrais probablement éliminer de ta vie.

Je ne serai pas celle qui te dira quoi faire (tu en a probablement assez du restant du monde qui veut te dire comment vivre ta vie, enh!) Cependant, je veux te parler de mon histoire.

LES AMIS & LES COLLÈGUES

Ça n'a pas toujours été facile de faire accepter à mon entourage les objectifs que j'avais pour moi-même. Quand j'ai commencé à m'entraîner sérieusement et à manger sainement, la première phase fut de me faire ridiculiser complètement. Et je veux, dire, oh big deal, tu vas me niaiser parce que je mange des asperges à la caf' du Cégep ? Tu vas rire des photos de mes poids parce que je suis fière d'avoir augmenté de 15 lbs mon record au squat ? Je peux gérer. Mais est venu un stade où les gens que je considérais comme des ami(e)s s'en sont mis à m'attaquer sur mon physique. À me dire que je ne "devrais pas m'entraîner aussi fort" parce que je suis une fille et qu'une fille avec des muscles, c'est horrible. À dévaloriser mes efforts. À un certain point, ce n'étais plus de la taquinerie, c'était excessif, envahissant et surtout, oppressant.


La deuxième phase fut plus blessante. C'est comme si ma résistance à poursuivre mes objectifs santé avait mis de l'aile sur le feu : on a donc décidé de m'exclure. Tout simplement. D'oublier de m'inviter à un souper, ou à une soirée, pour la simple et bonne raison que j'avais compris que je n'avais pas envie de noyer mon corps dans la toxine qu'est l'alcool à chaque weekend. Ça ne veut pas dire que je n'avais pas envie de passer du temps de qualité avec des gens qui - je croyais à l'époque - étaient importants pour moi ou que je renonçais à avoir du plaisir. J'essayais de jongler entre mon bien-être et mes accomplissements et les attentes du restant du monde et je compris que peu importe ce que je faisais, je ne plairais jamais à tous...C'est faux de dire que tous mes anciens amis étaient des personnes toxiques ; mais il y a eu un point de cassure où nos ambitions en temps réelles ne cadraient juste plus. À la croisée des chemins, il a fallu que je fasse route seule pour avancer.

 

LA FAMILLE

J'ai aussi eu beaucoup de difficulté à me faire endosser pleinement par ma famille immédiate. Mes parents ne comprenaient tout simplement pas que je puisse vouloir travailler mes muscles. Ils trouvaient ça troublant, au départ, que leur petite fille veuille être forte physiquement. Ils trouvaient ça bizarre, voir inquiétant, que je mange autant (PS : quand tu te mets à manger pour ta santé et pour alimenter tes performances, tu apprends à nourrir ton corps et c'est TRÈS différent que de suivre "une diète" simplement pour perdre du poids) et que je mange différemment.

Il y a eu beaucoup de résistance de leur côté pendant un long moment. Je comprends parfaitement à quel point ça peut être délicat et déchirant d'avoir l'impression de devoir choisir entre soi et les gens qui nous tiennent le plus à coeur.

Je ne te dirai pas de tourner le dos à ton conjoint, tes enfants ou tes parents, parce que je ne crois pas que ce soit sain. Je ne pense pas que tu devrais leur crier au visage, leur en vouloir à mort ou bien les condamner là-dedans. Je pense que parfois, c'est à nous de montrer l'exemple d'ouverture, d'acceptation et d'amour à nos proches, même quand c'est techniquement nous qui se faisons attaquer. Il faut tenter de regarder au travers de leur lentille à eux : de comprendre où ils se positionnent. Tes objectifs méritent d'être respectés, c'est entièrement vrai. Cependant, on ne peut pas transformer notre famille en cheerleaders contre leur volonté. Parfois, il faut savoir mettre de l'eau dans son vin et accepter que son conjoint, ses parents ou ses enfants sont humains, eux aussi. Ça demande beaucoup d'humilité de notre côté à nous. Et dans les cas où une relation familiale ou conjugale serait déjà toxique, temporairement ou de façon permanente, elle ne fera qu'envenimer le restant de ta vie. À ce point de cassure-là, je te conseille de te distancer pour pouvoir y voir plus clair. Rien de bon ne se créer dans le chaos. 

Au final, mes parents ont fini par devenir fiers de ce que ces objectifs, autrefois farfelus et bizarres, ont fait de mon existence. Je ne peux pas leur en vouloir d'avoir été effrayés au départ, car pour eux c'était complètement l'inconnu. Et en tant qu'enfant, même si tout ce qu'on veut inconsciemment c'est d'obtenir l'abrobation, et mieux encore, le soutient, la fierté de nos parents, il n'y a rien de mal à faire ses preuves pour valider à quel point  nos objectifs santé sont sérieux. J'ai du prendre du recul avec mes parents à l'époque. Quand j'avais 20 ans, j'ai décidé que j'allais emménager seule et cuisiner/dormir/m'entraîner sans aucun commentaire négatif. En prenant un peu de distance, eux et moi avons réalisé que nous méritions de mieux nous traiter. Et je pense que c'est l'une des beautés de travailler sur soi, autant physiquement que mentalement. 

LES MÉDIAS SOCIAUX 

Il y a quelque chose dont peu de gens parlent et qui a réellement eu des impacts néfastes sur la perception de ma vie, de mon corps et qui a, en toute honnêteté, ébranlé ma définition du "bonheur".  Je sais par les messages que je reçois que beaucoup de femmes "suivent" d'autres femmes INCROYABLEMENT en forme physiquement sur les médias sociaux afin de se motiver. Et ça n'a RIEN de mal en soi, à la base. Le hic, c'est que la ligne est très mince entre se sentir inspirée par ces femmes qui nous semblent parfaites et créer des énergies négatives vis-à-vis notre réalité et notre apparence. 

Moi-même je suis carrément tombé dans le panneau ; je pensais vraiment être motivée par ces clichés d'abdos, de fessiers fermes, de taux de gras anormalement bas, de faux-bronzage...avec cette image toute assemblée qui ne représente en RIEN ma réalité. Mais ça ne me motivait qu'à détester mon corps. Ça ne me motivait pas à devenir ma meilleure moi possible. Ça ne me motivait pas à être fière de ce que je faisais de bien. Tout ce qui en découlait, c'était l'envie constante de vouloir échanger de corps avec ces femmes-là, que je voyais sur Instagram.

C'est pourquoi je dis aux filles qui me lisent de faire extrêmement attention à qui elles "suivent" sur les réseaux sociaux. Fais attention à qui tu laisses entrer dans ton quotidien. Il est fort probable que la première chose le matin et la dernière chose le soir que tu vois c'est ton fils Instagram ; ne laisse pas ton feed contaminer tes pensées et ton coeur de négativité. C'est crucial. 

Perso, quand j'ai commencé à faire le ménage de mon compte Instagram, j'ai réellement vu un monde de différence. Les gens que je suis sont positif. En fait, je devrais dire positivEs, car je m'abonne à 99.9999 % à des femmes. J'ai besoin de cette énergie féminine, forte, inspirante, aimante et encourageante-là. Je n'ai rien contre les réseaux sociaux. Je sais que j'entretiens une relation d'amour avec sites comme Instagram, au fait, et je ne m'en cache pas. J'aime connecter et créer du contenu, mais la modération s'impose. Surtout, être INTELLIGENTE par rapport à l'environnement dans lequel on CHOISIT de s'immerger est vital.

Au final, je veux que tu saches que ce n'est pas normal et acceptable de permettre à quelqu'un dans ton entourage de te faire sentir indésirable ou inadéquate juste à cause que tu aimes t'entraîner et parce que ça te fais sentir bien. Tu devrais défendre ce qui est important pour toi. 



VOICI QUELQUES CONSEILS SUPPLÉMENTAIRES POUR VOUS AIDER À ASSUMER VOS OBJECTIFS AUPRÈS DE VOTRE ENTOURAGE :


ÉTAPE 1 : Verbaliser à son entourage CLAIREMENT quels sont nos objectifs et comment nous nous sentirons une fois qu’ils seront atteints.
Je fais toujours comprendre à mes clients que la première étape pour régler le problème est de reconnaître que leurs proches ne comprennent tout simplement pas l’ampleur du désir qu’ils ont d’atteindre leur objectifs. Misez sur le positif que cela apportera dans votre vie, sur la confiance en vous que vous gagnerez et surtout sur l’impact que cela aura sur votre santé. Votre famille ne pourra que vous encourager à être en forme et en santé.

ÉTAPE 2 : Abolir les préjugés et expliquer à son entourage LES FAITS; il s’agit simplement d’une façon différente de manger.
La plupart des jugements de la part de votre entourage proviennent probablement d’idées préconçues sur les « diètes » de crève-faim et les interminables séances de cardiovasculaire qui sont extrêmement malsaines. Vous devriez être au courant de l’impact qu’auront les aliments que vous consommez dans votre corps (votre entraîneur devrait pouvoir vous expliquer POURQUOI vous manger telle aliment plutôt que telle aliment) et sur comment votre entraînement affectera votre métabolisme et votre dépense de calories (encore une fois, votre entraîneur devrait vous avoir fourni des notions de base sur les raisons pour lesquelles vous faîtes x type d’exercices). Vous pouvez donc expliquer à vos proches que vous mangez plus fréquemment et plus de calories que la moyenne des gens et que vos entraînements sont bien structurés et élaborés pour vos besoins et vos objectifs. Ils veulent vous savoir entre bonnes mains et bien guidés, laissez-les découvrir tous les bienfaits du mode de vie sain que vous venez de choisir. Qui sait? Ils seront probablement inspirés par votre réussite, eux-aussi!

ÉTAPE 3 : Partager ses réussites avec ses proches
Impliquez vos proches dans votre réussite! Laissez-leur savoir qu’ils ont positivement influencé votre parcours et partagez avec eux vos bons moments; l’atteinte de vos objectifs. Ils se sentiront utiles et impliqués et seront plus enclin à vous appuyer davantage dans le futur. Formez une équipe. Si vous en avez l’assurance, vous pouvez même leur proposer des activités qui bougent plutôt que de centraliser vos habituelles activités autour de repas copieux ou de soirées-cocktails; invitez les à faire de la randonnée, à aller skier ou bien encore à aller passer la journée au zoo ou bien aux glissades d’eau! Des tonnes de choix s’offrent à vous!

Au final, vous devez absolument comprendre que vous entreprenez toutes ses démarches pour VOTRE BIEN-ÊTRE et VOTRE SANTÉ. Il se peut, que malgré tous vos efforts pour être compris et soutenu, vous ne receviez pas l'appui escompté. Ne vous découragez pas; il existe de nos jours plusieurs façons de connecter avec des gens qui vivent les mêmes choses que vous et qui ont des objectifs et passions similaires. Les blogs et réseaux sociaux sont fantastiques pour cela! Quoiqu'il advienne, continuez d'avancer; vous en valez la peine!


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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