3 choses que j'aimerais vraiment que toutes les femmes actives sachent #MoisDiversiteBarbelle

30 Juin 2018 | Anne-Marie Gobeil

Le mois de la diversité est officiellement presque terminé...mais ça ne veut absolument pas dire que nous remisons les mots "différences" et "image corporelle". Le 30ème et dernier jour du mois de la diversité Barbelle n'a rien d'une fin. Il s'agit plutôt début. 

Je te rappelle l'objectif de notre campagne : mettre de l'avant les femmes actives québécoises dans toute leur diversité. Le but derrière ça ? Montrer aux femmes (toi incluse) que la santé a un look différent sur CHAQUE corps, qu'on devraient toutes être fières du sien et qu'être une fille active, ça signifie rien de moins que de célébrer son corps par l'entraînement, pas le punir.  

So far, so good? Ok !

En fait, au courant des dernières semaines, je me suis vraiment ouvert les yeux. C'est drôle parce que c’est un peu coup de tête (ou plutôt coup de coeur) qu’on a mis sur pied l’initiative diversité dans le sens où je me suis juste dit que ça ferait DU BIEN à TOUT LE MONDE de voir quelque chose d’authentique et vrai sur les réseaux sociaux. 

Avec Kim, je me souviens qu'on avait discuté de notre frustration à ne pas voir ASSEZ de corps naturels dans la sphère de la mise en forme. 

Parce qu'on va se le dire, être en forme n’a RIEN à voir avec ressembler à un type X de corps. 

Ça n’a RIEN à voir avec le fait d’avoir des abdominaux visibles ou bien des fesses rondes. 

Ça n’a RIEN à voir avec un certain poids, une certaine taille de jeans ou un taux de gras non plus. 

Toutes les femmes qui s’entraînent arborent naturellement des corps différents. Point à la ligne.

Donc voilà, durant cette belle aventure de 4 semaines, je pense que vous m’avez fait réfléchir et grandir immensément. Il y a 3 choses précisément que j’ai appris et que j’aimerais que toutes les femmes actives sachent : 

 

1- Ça demande des efforts de cesser de compétitionner entre nous pour commence rà se soutenir

J’ai tellement l’impression qu’en tant que société on enseigne beaucoup plus aux filles et femmes compétitionner entre elles plutôt qu’à naturellement s’entraider. On peut scander « GIRLPOWER » aussi fort qu’on le veut, mais se déprogrammer à systématiquement se comparer avec la voisine, ça prend du travail sur soi et c’est délicat, inconfortable et souvent un peu douloureux.

Je ne sais pas si quelqu’un ici pense que je suis une sainte, mais je veux juste remettre les pendules à l’heure en laissant planer que je me débat ENCORE avec les démons de la comparaison. Ça ne disparaît pas du jour au lendemain juste parce qu’on prend des photos mettant de l’avant diversité corporelle. Au fait, c’est chaque jour qu’il faut faire ses devoirs et s’engager à agir mieux, pour soi et pour les autres femmes. C’est un travail qui demande une attention constante et si je veux réellement faire une différence, c’est avec la personne dans le miroir avec qui je dois commencer. 

Se soutenir entre femmes, ça se manifeste par les petites choses comme choisir d’offrir plus de compliments, souligner les belles réalisation ou les forces d’une conseur ou encore donner de son temps pour aider les femmes dans son entourage sans rien attendre en retour. Ça c’est le VRAI changement. 

2- Parler moins et écouter plus

J’aurais pu monter sur mes chevaux, m’approprier le mot « diversité » et me mettre à crier sur tous les toits que JE, ME, MOI avait parti le fameux mouvement. Mais ça serait vraiment cupide, stupide et sans intérêt. Le mois de la diversité, ce n’est pas un concours de popularité, de likes ou d’accolades. C’est plutôt l’occasion d’avoir la tête sur les épaules et d’être plus terre-à-terre que jamais pour apprendre.

Moi qui est habituée de prendre la parole (ok, le clavier) ça m’a fait le plus grand bien de me rétracter le temps de quelques semaines pour céder la place aux femmes bien réelles qui ont osé raconter leur histoire (parfois nous immisçant même dans les détails les plus vulnérables de celle-ci) ou partager leur opinion (et risquer les réactions pas toujours encourageantes des Internets) sur mon blogue. Je ne voulais pas que le mois de la diversité parle de moi ; je voulais qu’il parle de TOI.

J’ai vraiment été captivée et j’ai entraîné mon écoute. Je me suis reconnue dans plusieurs récits le mois dernier d’ailleurs (comme toi, j’en suis certaine) et ça été enrichissant de parler moins pour écouter plus. 

3- On a toutes pas mal la même définition du mot beauté

La beauté, c’est subjectif et c’est une question de confiance, d’estime et de façon d’être. Tu es d’accord ? Moi aussi, et elle aussi. 

En fait, avec le mois de la diversité et en tendant l’oreille à ce que les filles avaient à dire, je me suis rendue compte qu’on avait toutes une définition de la beauté qui se ressemblait beaucoup, même si la manifestation de cette même beauté est très différente pour chacune d’entre nous. 

On veut toutes la même chose : se sentir belle et bien dans notre peau. Sans barrières et sans frontières. On devrait se un clin d’oeil en se murmurant « tu rock, girl » entre nous à l’occasion parce que, franchement, on mérite de se sentir amazing toutes comme ça.


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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