Ma dernière mise à jour de grossesse #Semaine41

28 Mars 2019 | Anne-Marie Gobeil

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Entre les rendez-vous médicaux hebdomadaires et accorder mon temps et mes énergies à ma petite entreprise, mama n’a pas vu les dernières semaines passer. Et dire qu’on m’avait mise en garde : « Tu vas voir, le troisième trimestre est LONG et PÉNIBLE ».

Je voulais prendre le temps de faire un petit récapitulatif du dernier et troisième trimestre sur le blogue. Pour vous, celles qui m’ont suivi durant ce périple, et pour moi : peut-être que je relirai ceci dans quelques semaines en allaitant bébé à 4h10 du matin, un sourire au coin de la bouche, la tête plein de souvenirs et les yeux fatigués.

Je dis toujours à mon amoureux que c’est important de documenter. D’écrire, de recenser. De prendre des photos et encore plus de les faire imprimer. De collectionner des souvenirs.

Ceci pourrait être mon dernier blog avant d’accoucher (parce qu’à la vue de mon ventre très rond, non, je n’ai toujours pas rayer cette importante étape de ma do-to list). Et monsieur pourrait décider de se joindre à nous à n’importe quel moment. Et si on s’y mettait?

 

Ce que ça fait d’être « en retard »

Nous avons OFFICIELLEMENT franchi la ligne d’arrivée…ou presque!

Du moins, j’ai dépassé ma date prévue d’accouchement.

Depuis exactement 7 jours. Les 7 jours les plus lonnnnngs de mon existence entière.

À mon avant-dernier rendez-vous, à 38 semaines et 5 jours, on m’avait proposé un premier « stripping », soit un décollement des membranes en séparant le col de l’utérus et la poche de liquide amniotique. Cette petite intervention peut stimuler, voir déclencher le travail.

À ce moment-là, il était HORS DE QUESTION pour moi d’accoucher! C’était un mardi et le vendredi de la même semaine, on avait prévu lancé non pas un, mais 2 nouveaux Ebooks sur Barbelle et on avait encore beaucoup de pain sur la planche et de tâches à accomplir. J’ai donc refusé ce premier stripping et heureusement, je n’ai pas accouché spontanément non plus. Les lancements ont eu lieu, tout s’est bien déroulé chez Barbelle et mon niveau de stress a massivement chuté.

J’ai enfin pu apprécié les dernières effluves de ma grossesse. Me mettre « dans le bain » tu sais, sans avoir une tonne de travail à finaliser. Puis je me suis rapprochée de ma date prévue d’accouchement.

J’ai eu un rendez-vous médical à exactement 40 semaines, soit ma date prévue, jeudi dernier. J’étais déterminée et excitée à l’idée de demander un stripping cette fois. J’étais convaincue que c’était le petit « quelque chose » qui allait réussir à déclencher mes contractions et que nous aurions bébé Viktor dans les bras le surlendemain.

Ce n’est pas ce qui est arrivé.

Pour recevoir un stripping, il faut être dilatée à au moins 1 cm, chose que je ne savais pas. À ma grande déception, mon col n’était que partiellement effacé et dilaté à 0,5 cm. C’est avec un air désolé que ma médecin m’a annoncé qu’il était impossible de stimuler quoi que ce soit.

Je sais que ça sonne dramatique, mais j’ai été véritablement désapointée. J’imagine que c’est toute la phase qu’on met sur cette (stupide) date qui, rapellons-le, n’est pas une science exacte mais plutôt une estimation qui nous monte à la tête. Étant habituée d’être en contrôle de TOUTES les variables dans ma vie, je trouve ça difficile d’être à la merci de la Nature.

Je tiens à dire que je suis immensément et incroyablement reconnaissante d’avoir un bébé en parfaite santé qui est tout simplement douillet, mais étant une personne naturellement (très) impatiente, j’ai tout simplement hâte de rencontrer mon bébé.

Vraiment hâte.

Et personne ne va me sentir mal d’avoir hâte. Même pas les gens un peu grincheux sur les Internets qui commentent sous mes photos que je devrais changer d’attitude. Après 41 semaines, on peut passer à la prochaine étape, aka, se blottir avec bébé garçon.

Il y a aussi le fait que j’ai hâte de retrouver mon corps. Et concernant ça aussi : il n’y a rien de mal ou d’égoïste à ça.

Je dois avouer que j’ai testé mille-et-unes méthodes hollistiques et recettes de grand-mère pour déclencher le travail : j’ai mangé des tonnes d’ananas (heureusement, c’est l’un de mes fruits favoris), mangé épicé (encore une fois, tu ne me torderas pas un bras pour plonger tête première dans un cari ou un sauté asiatique épicé), j’ai bu de la tisane de framboisier, j’ai marché, j’ai fait de la corde à sauter, du ménage, sauté sur mon ballon.

Le verdict : rien n’a fonctionné. J’imagine que la Nature suit son cours, peu importe notre niveau de motivation à nous!

Ceci étant dit, je n’ai absolument aucun signe avant-coureur qui présage que mon travail se déclenchera sous peu mis à part quelques contractions un peu éparpillées. Tous les soirs, depuis 5 jours, entre 22h et minuit, j’ai quelques contractions de pratique. À chaque fois, je caresse la très idylique idée que ces « fausses » contractions se transformeront en VRAI travail et que cette nuit sera LA nuit où on sera admis à l’hôpital…mais, ça ne se produit juste pas.

Je peux définitivement sentir que quelque chose « progresse » au sous-sol mais aussi pathétique que ça puisse sembler, j’ai encore vraiment beaucoup de difficulté à faire la différence entre la tête de bébé, une contraction et des malaises digestifs : sans farce!

Mettre au monde un bébé, ce n’est pas de la petite bière. Mais drôlement, j’avoue avoir eu la naïveté de croire que parce que je suis restée si active durant ma grossesse, mon corps allait automatiquement avoir de la « facilité » à donner naissance. Je ne croyais pas que devrais attendre que Dame Nature sonne la cloche ou bien que mon col mûrisse. Je sais, c’était très naïf de ma part. J’essaie de garder une attitude positive, tout en réalisant une première bonne leçon de parentalité : je ne suis pas du tout en contrôle de la situation ici.

J’ai eu un rendez-vous médical aujourd’hui. Parce qu’après la date « prévue » d’accouchement, l’environnement dans lequel le bébé est peut se détériorer tranquillement, on a eu une échographie pour vérifier comment bébé allait et si l’état du liquide amniotique et du placenta étaient toujours favorables. Du côté de bébé, tout va pour le mieux : il est très cozy et ses quartiers sont encore très respectables.

Ce qu'on a découvert, par contre, c'est que bébé est sunny-side-up. Il a la tête en bas, comme il le devrait à ce stade-ci, mais il fait face au devant de mon ventre plutôt que de faire face à mon dos. Ce n'est pas exceptionnellement rare ou nuisible, mais ça peut ralentir le travail et faire en sorte que bébé est moins bien engagé. Aka, ça peut retarder les choses ou rendre l'accouchement un peu moins efficace. Ce qui est rassurant, c'est que la plupart des bébés sunny-side-up vont se tourner d'eux-mêmes : croisons les doigts!

Puisque bébé est bien, l’induction était hors de question aujourd’hui. Samedi, dans 48 heures, nous auront un second suivi pour ré-évaluer à nouveau le tout et prendre une décision. Parce que les inductions peuvent s’échelonnées sur plusieurs jours et être laborieuses, il y a fort à parier que si Viktor n’est pas des nôtres samedi, son avis d’éviction officiel soit signé.

Même si une induction, soit un déclenchement artificiel et médicamenté du travail, n’a jamais fait partie de mes plans, je dois me résigner à considérer cette option (qui devient de plus en plus réelle) et à l’accepter.

J’ai de plus en plus envie de filmer mon accouchement. Et honnêtement, je m’en surprend : j’étais la première à trouver le concept extrêmement bizarre. Je sais que mon amoureux n’est pas tant fan de l’idée, mais je trouve que ça fait vraiment un beau souvenir à chérir. Suis-je la seule?

 

Se préparer à accoucher, ce n’est pas de tout repos

Ce qui m’a frappé au troisième trimestre, c’est l’interminable liste de choses à faire AVANT que bébé arrive. Et le pire là-dedans, c’est que j’étais celle qui la rédigeait cette liste sans fin-là. C’est comme si d’un coup, tout pressait : la chambre doit être finie, le sac d’hôpital prêt, le sigèe d’auto installé, les vêtements lavés et bien rangés, juste au cas où bébé arriverait plus tôt.

La nidification qu’ils appellent ça, ou l’urgent besoin de préparer l’arrivée de coco dans les moindres détails. Mon troisième trimestre a été marqué par beaucoup de ré-organisation aussi : notre salle de bain, nos armoires de cuisine et nos placards y ont tous passé.

Être entrepreneure, c’est aussi planifier son départ en congé de maternité d’une façon pas du tout traditionnelle. J’avoue avoir secrètement envié les mamans pour qui tout était plus simple : on donne son avis de congé et on claque la porte du bureau.

Même si J’ADORE ce que je fais (aka : aider des milliers de femmes à se sentir plus FORTES et à atteindre le summum de leur santé) et que je me sens privilégiée de pouvoir vivre de ma passion, parfois, je jalousais celles qui peuvent vraiment décrocher et s’immerger dans leur fin de grossesse ou le début de la vie avec bébé.

Je me suis longtemps définie en tant que personne par mon rôle d’entraîneure et par mes petites victoires en tant qu’entrepreneure. J’ai toujours AIMÉ travailler fort et accomplir un tas de choses. Et honnêtement, au début de ma grossesse, j’étais CONVAINCUE que j’allais rester exactement comme ça : une workaholic par choix, une girl-boss, une tête créative, une bête de travail. J’étais aussi CONVAINCUE qu’après avoir accouché, j’allais m’y remettre à fond.

Not so much anymore.

Pour être franche, le cerveau de grossesse est n’est définitivement pas un canular…ça arrive pour VRAI.

En tout cas, en matière de gestion d’entreprise, tout ne s’est pas déroulé comme prévu et je devrai, (comme à beaucoup d’occasions dans ma vie d’entrepreneure) improviser. J’aimerais dire que j’ai tout sous contrôle, mais ce n’est juste pas le cas ; heureusement, je suis douée pour improviser.

Délaisser son premier « bébé », ce projet dans lequel on a investi corps, âme et esprit et remettre les clés à d’autres pour un moment, c’est insécurisant.

Il n’y a pas un jour qui passe où je ne me demande pas :
« Est-ce que nos lectrices viendront toujours consulter le blogue? »
« Est-ce que nos clientes comprendront? »
« Est-ce que tout le monde recevra l’attention dont elle a besoin? »
« Est-ce que les gens se souviendront de Barbelle si je prends du recul durant quelques semaines, voir quelques mois? »
« Est-ce que moi j’aurai envie de revenir au front et de reprendre les guides après quelques mois? »
« Est-ce qu’au contraire, ça me démangera de retourner travailler? »

Fiou. Mon cerveau surchauffe. C’est l’heure d’aller au lit, bonne nuit!


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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Nadielle
28 Mars 2019
Je suis accompagnante à la naissance, j’attends ma 4e dont la dpa était le 26 mars. J’ai tout lu et il y a tellement de choses auxquelles je peux m’identifier haha! Pour vous, c’est la mission d’aider les femmes à être la meilleure version d’elles-mêmes. Pour moi, c’est d’aider les femmes (et les conjoints/conjointes) à vivre la meilleure et la plus épanouissante expérience d’accouchement possible. Bien que l’attente soit au rendez-vous, je vous souhaite que l’imminente renconte avec votre bébé soit phénoménale et pleine d’émerveillement :-) Cheers!