3 raisons pour lesquelles suivre ton cycle menstruel va t’aider à diminuer ton taux de gras de façon stable

03 Septembre 2019 | Anne-Marie Gobeil

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Quand il est question de recomposition corporelle (terme signifiant changer son taux de gras et sa densité musculaire pour être en meilleure santé), les femmes sont vraiment uniques.

En plus de te soucier de rester assidue en entraînement et des bons aliments à ajouter dans ton panier d’épicerie, tu dois aussi prendre en considération un morceau assez considérable du casse-tête : tes hormones.

Plus précisément, ton cycle menstruel. Le cycle menstruel, ça ne se résume pas qu’au moment où tu as tes règles : c’est un phénomène continu, un peu comme un film qui tourne en boucle. Le moment où se déclenchent tes menstruations est peut-être le début de ton cycle, mais celui-ci durera en moyenne durant 24 à 38 jours.

Et ce qui se passe durant cette période n’a rien de tranquille. Tu as probablement déjà remarqué, mais un cycle féminin, c’est un peu les montagnes russes.

Même si tu prends religieusement une contraception orale ou que tu as un stérilet, tu peux vivre ce phénomène chaque mois et en observer les répercussions sur ta vie, ton corps et ton humeur.

Oh, et tout ça, c’est quelque chose que tu vas vivre pour la majorité de ta vie adulte.

Les fluctuations hormonales naturelles que tu traverses en un laps de temps aussi bref que quelques jours, ne peuvent pas être ignorées, ça c’est clair. Et quand il est question d’objectifs santé, elles devraient également faire partie de ton plan de match.

Comprendre ton cycle menstruel et travailler de concert avec tes hormones est probablement le facteur le plus important dans l’atteinte de tes objectifs à long terme.

Pour te le prouver, voici 3 raisons pour lesquelles suivre ton cycle menstruel va t’aider à diminuer ton taux de gras de façon stable : 

1. Tu seras plus alerte aux signaux que t’envoie ton corps et apte à prendre de bonnes décisions

Je me souviens qu’il y a quelques années, avant de m’éduquer sur mon cycle à moi, je ne respectais pas vraiment mon corps. Non seulement je m’entêtais à manger en dessous de mes besoins réels, mais je cherchais à être performante 100% du temps et à me pousser à tout coup en entraînement.

J’avais véritablement adopté une mentalité « tout ou rien » et ça nuisait grandement à mon équilibre interne.

Parce que la vérité, c’est que c’est impossible pour moi d’être forte, endurante, puissante, énergisée et ultra-motivée 100% du temps. Pas parce que je manque de volonté, mais bien parce que mes hormones jouent sur tous ces facteurs à des moments différents de mon cycle.

Quand j’ai commencé à monitorer mon cycle avec une application, j’ai commencé à voir une tendance se dessiner : 

Au début de mon cycle, durant mes règles, mon énergie, mon enthousiasme et ma motivation augmentaient à vive allure. 

Alors que j’entrais tranquillement dans ma phase pré-ovulation, je me sentais au summum de mon endurance, de ma force et de mon équilibre. La définition de Superwoman, prête à conquérir le monde, quoi!

L’ovulation est pour moi une période de grande introspection. J’ai besoin de mes écouteurs, de ma musique et de m’entraîner en faisant ce que j’aime le plus : lever des poids lourds.

La phase post-ovulation, soit la période pré-menstruelle est vraiment la plus difficile pour moi. C’est comme si un nuage noir s’installait au dessus de ma vie et siphonnait toute mon énergie, ma joie de vivre, mon envie de bouger et d’être active en plus de ma force et de mon endurance.

Cette période qui dure pour moi de 7 à 10 jours, je la trouve handicapante et frustrante, naturellement. Sauf que lorsque je me bats corps et âme contre la Nature et que j’essaie de maintenir mon intensité en entraînement et que je ne m’adapte pas adéquatement à cette phase où je suis censée ralentir et laisser mon corps se reposer davantage, c’est un véritable cauchemar.

En devenant plus consciente du jour de ton cycle auquel tu te trouves, ta mentalité vis-à-vis ton bien-être et tes objectifs fait un bond de 180 degrés.

Soudainement, le voile est levé : tu réalises qu’il y a un moment pour te pousser, fracasser de nouveaux records et brûler un tas de calories à coup de HIIT…et un autre pour te recentrer, te nourrir et te reposer. À bas la culpabilité et l’anxiété de performance.


2. Tu apprendras à reconnaître les moments où ta sensibilité à l’insuline est la meilleure

La sensibilité à l’insuline, c’est quoi? C’est ta capacité à bien gérer le glucose par un relâche d’insuline normale. 

Simplement dit, est-ce que ton corps va favoriser l’utilisation des glucides ou bien les stocker systématiquement dans tes réserves de graisses?

Si ton corps produit trop d’insuline, l’hormone du storage, c’est le deuxième scénario qui se produit. Mais savais-tu que ta sensibilité à l’insuline varie au fils de ton cycle? 

C’est exact : il y a des phases de ton cycle menstruel où tu emmagasines du gras plus facilement alors qu’à un autre moment de ton cycle, ton corps métabolisera mieux les glucides. Incroyable!

Ce que ça signifie concrètement c’est qu’en apprenant à connaître ton cycle et à savoir dans quelle phase tu te trouves, tu pourras adapter ton alimentation, plus particulièrement ajuster ta consommation de glucides, pour optimiser tes résultats.

Ta sensibilité à l’insuline est meilleure durant la phase folliculaire, soit avant l’ovulation. C’est le bon moment pour augmenter ta consommation de glucides. N’aie crainte, avec une meilleure gestion du glucose, cette énergie sera utilisée et convertie en carburant pour te propulser durant tes entraînements.

Par contre, durant la phase lutéale, soit après l’ovulation et à l’approche des règles, ta sensibilité à l’insuline diminue. Il vaut mieux choisir des glucides d’origines végétale comme des patates douces ou du quinoa, qui contiennent des fibres et qui préviendront mieux le stockage dans le tissu graisseux.

Fait intéressant : alors que tu gères moins bien les glucides, tu dépenses cependant plus de calories durant cette phase : assure-toi de manger de petits repas et collations fréquemment (5 à 7 fois par jour) pour fournir l’énergie nécessaire à ton métabolisme.


3. Tu adapteras ton entraînement 

La hausse d’œstrogène progressive en début de cycle, quelques jours après le déclenchement de tes règles est synonyme d’intensité, de force musculaire et d’endurance : c’est un bon moment pour transpirer à fond et te surpasser, essayer un cours de CrossFit ou un nouveau programme de force.

Durant tes menstruations, par contre…pas tant que ça!

Quand tes hormones sont à leur plus bas, non seulement tu seras beaucoup moins forte et endurante (ne sois pas surprise si tu dois réduire la vitesse à laquelle tu cours ou bien si tu dois réviser les poids que tu utilises en entraînement à la baisse), mais tu ressens aussi davantage la douleur (vraiment!). 

Le yoga, le plein air et les étirements sont probablement plus appropriés pour cette période où ton corps se purifie et fait peau neuve.

Ça n’a rien d’un concept nouveau. Ça ressemble beaucoup aux 4 saisons dans la nature, au fait ! Tout se meurt à l’automne pour mieux fleurir au printemps.

Il s’agit donc de travailler plus intelligemment, pas nécessairement plus fort.


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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