Les mythes alimentaires les plus populaires de 2020 démystifiés

30 Décembre 2020 | Mélody Comtois-Bonin

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En 2020, je suis contente de voir que les fameux ‘’régimes drastiques’’ tendent à quitter nos discussions
de plus en plus. Certes, elles ne disparaissent pas, mais l’équilibre est de plus en plus prôné et j’en suis
très fière. Pour moi, le résumé d’un mode de vie sain se résume par ce seul mot, si simple, mais parfois
si difficile à appliquer : L’ÉQUILIBRE.
Je pense que toute femme peut optimiser sa santé mentale et physique en allant tout simplement
retrouver son équilibre et qui elle est comme femme dans son entièreté.
Cela étant dit, il n’en existe pas moins des ‘’tendances alimentaires’’ populaires qui sème des doutes
pour certaines à savoir si ce pourrait être une bonne approche pour elle ou pas. Dans les lignes qui
suivent, je vous laisse mon avis personnel face à ces approches, ce qui vous permettra, peut-être, de
vous faire une meilleure opinion.

1) La diète cétogène
Rapidement, la diète cétogène vise à avoir une alimentation faible en glucides et protéines et
très haute en gras. Il est assez rare de voir des personnes appliquer une diète cétogène à 100%, il
s’agit plutôt d’une approche ‘’LCHF’’ (low carb, high fat = bas en glucide, haut en gras). Une
‘’vraie’’ structure de diète cétogène consiste à avoir plus de 75% de notre alimentation en gras,
pour 15% de protéine et le reste en glucides (légumes compris).

Points positifs :
Ce type d’approche peut être extrêmement pertinente pour des conditions médicales et pour
optimiser la santé lorsqu’il y a de réelles problématiques au niveau médicales. Elle peut même
donner de bons résultats sur certains hommes, comme ils ne vivent aucune gestion hormonale.

Points négatifs :
La diète cétogène comporte, tout de même, plusieurs points négatifs qui n’en font pas une
approche intéressante, surtout pour nous, les femmes. Premièrement, manger majoritairement
du gras peut rapidement occasionner des frustrations au niveau alimentaire comme les aliments
reviennent du pareil au même assez vite et deuxièmement, l'apport en glucides est important
pour la gestion du cycle hormonal de la femme.

2) Le jeune intermittent
Avec sa popularité des dernières années et son nom, il est relativement facile de comprendre de
quoi il s’agit. En résumé, le jeune intermittent vise à avoir des périodes des jeûnes certaines
journées tout en ayant une alimentation normale les autres jours. Ces périodes sont modulables
selon le type de jeûne choisi et des objectifs qui y sont rattachés.
Le principe de cette tendance est d’aller puiser dans les réserves de graisse lorsque nous
sommes en période de jeûne, pour aller favoriser une perte de gras. La première lacune majeure
que les gens font lorsqu’ils décident d’essayer ce type d’alimentation est de couper leur apport
journalier. Au contraire, il faut assurer de manger plus que suffisamment pour optimiser cette approche et s’assurer de demeurer en santé. La deuxième lacune est de croire que cette
approche convient à tous ! Bien au contraire, comme pour toutes les tendances, il s’agit d’une
façon de faire qui ne convient pas du tout à tous, encore moins aux femmes, ces dernières ayant
une gestion hormonale à ‘’gérer’’ au travers de tout cela.

Points positifs :
C’est un type de structure alimentaire intéressant pour certaines maladies et conditions
médicales. D’avoir des périodes de jeûne de 12h tous les jours est une approche intéressante
pour tous, considérant que nous pouvons laisser une certaine pause à notre système digestif et
finalement, certaines périodes de jeûnes peuvent aller aider à améliorer l’inflammation chez
certaines personnes.

Points négatifs :
Malheureusement, cette tendance est utilisée de façon abusive pour des raisons qui ne sont pas
du tout visées par le jeûne intermittent, la perte de poids étant secondaire à une approche
comme celle-ci. De trop utiliser le jeûne, de trop restreindre l’apport journalier n’ira que vous
nuire sur le long terme en encourageant votre corps à se déséquilibrer au niveau hormonal et
même favoriser une certaine prise de poids.

3) Le végétarisme
Une tendance qui est de plus en plus populaire ces dernières années. Lorsque ce type
d’alimentation est choisi, c’est souvent pour d’autres raisons que d’optimiser une perte de poids
ou des objectifs précis, mais plutôt pour des raisons éthiques, digestives, etc. Il faut savoir que
l’alimentation végétarienne ne devrait jamais viser une perte de poids.

Voici donc les différents types qu’il existe :

Lactovégétarisme : il s’agit de s’abstenir de tous les produits carnés, y compris les œufs, mais continuent
à manger des produits laitiers. L'avantage de cette forme de végétarisme est qu'elle permet un peu de
liberté et aussi l'inclusion des protéines animales sous forme de produits laitiers.

Le végétarisme lacto-ovo : Ici, il faut éviter toute viande, mais se permettre de manger à la fois des
produits laitiers et des œufs. L'inclusion des œufs et des produits laitiers facilite le maintien de l’apport
en protéines et, en général, une forme plus facile de végétarisme à s'adapter.

Pescatariens : L'une des formes les moins restrictives du végétarisme est le mode de vie pescétarien où
vous évitez tous les produits carnés à l'exception du poisson.

Flexitariens : Un type relativement nouveau pour signifier une personne qui opte pour une alimentation
végétarienne lorsque le cœur lui en dit.

Végétaliens : À la différence du végétarisme, le végétalisme ne comporte que des alimentes issus du
monde végétal. Pour s’alimenter de cette façon, il est important de bien s’informer et comprendre ce
type d’approche afin de s’assurer de ne manquer de rien au niveau vitamines et minéraux.

Pour terminer, je tiens à répéter comme vous avez pu le lire souvent sur le blog de Barbelle, que le calcul
des calories et des macronutriments n’est pas une approche à préconiser, ni pour votre tête ni pour vos
résultats. De penser constamment à la nourriture et de tout calculer ira seulement vous occasionner plus
de stress et nuire à vos objectifs qu’elles qu’en soient vos objectifs. L’approche la plus intéressante est,
sans aucun doute, d’apprendre à bien vous connaître et d’opter pour une alimentation plutôt intuitive.


Mélody Comtois-Bonin

Mélody Comtois-Bonin

Collaboratrice nutrition et santé

Mélody est naturopathe de formation, diplômée en relation d’aide, troubles alimentaires et plusieurs autres formations privés. Elle exploite une clinique située à Montréal en plus d’être copropriétaire d’une école de naturopathie et directrice d’un institut de formation. Passionnée par la santé, la nutrition et surtout l’équilibre, Mélody travaille maintenant dans le domaine de la santé depuis plus de 10 ans. Elle travaille à améliorer de manière significative l’alimentation, le mode de vie et la perception négative que certain ont face à la santé, la nourriture et l’équilibre. Courriel: melodycbonin@hotmail.ca Facebook : Melody Comtois-Bonin, Naturopathe et coach privée Instagram : @melody.nutrisante


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