Chasser ta Mean Girl intérieure

16 Février 2020 | Anne-Marie Gobeil

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T’arrive-t-il de mener une journée parfaitement normale jusqu’au moment où tu fais une gaffe, une maladresse ou une erreur...puis une voix toxique et méprisante te répète que tu es « une ratée », « une honte », « dégoûtante », « insignifiante » ?

Ne t’en fais pas, c’est juste ta Mean Girl intérieure qui vient de ramper hors de sa grotte pour te hurler dessus.

Parfois, c’est quand tu as un moment de baisse de confiance ou que tu doutes de toi qu’elle surgit ; des fois elle critique ton corps, la forme qu’a ton visage, l’âge que tu as, le salaire que tu gagnes, remets en doute ta valeur, ton intelligence ou bien les relations amoureuses dans lesquelles tu t’embarques.

À d’autres moments, tu es confrontée à te remettre en question en te basant sur ce que tu signifies pour un autre humain (*toussotements* lire : un homme). Le genre de préoccupations qui te gardent les deux bien yeux ouverts le soir et te gossent autant qu’une petite roche dans ton espadrille si tu devais courir le marathon de Montréal.

Je ne suis pas toujours douce, gentille ou même respectueuse envers moi-même, surtout parce que la Mean Girl intérieure dans mon esprit est une coriace et enfonce ses griffes acérées dans chaque moment où je baisse ma garde, prête à me gifler avec ses insultes gratuites.

Ce n’est pas parce que j’ai cultivé de l’amour pour mon corps et que j’ai fait la paix avec mon esprit que je n’ai pas des moments de faiblesse - parfaitement humains - où certaines partie de moi me font sentir inadéquate.

Ce n’est pas parce que je comprends la notion d’individualité, que je comprends que chaque femme est unique et que la beauté de l’une ne fait pas la laideur de l’autre, que je ne me compare jamais avec d’autres femmes.

Je pense qu’on abrite toutes une Mean Girl intérieure. Que tu sois mince, ronde, petite, grande, peu importe la couleur de ta peau, les vêtements que tu as sur le dos ou ton solde en banque.

Et c’est tellement facile de se mettre à croire qu’elle fait partie de nous. Et quand tu crois que cette ombre-là est TOI, tu vas même jusqu’à la prendre sous son aile, jusqu’à lui offrir ton esprit en guise de refuge et tu te mets à excuser ses comportements haineux.

Un peu comme une relation toxique sur laquelle tu badtrippes depuis bien trop longtemps. Enivrée et déconnectée de la vérité, couvée par le plus malveillants des venins qui dissout ta confiance once par once.

Je crois qu’on désire toutes se délivrer de son emprise, cette Mean Girl là. Au strict minimum, contrôler la bête qu’elle peut être. Être celle qui décide de comment tu te sens, pas elle.

Si tu as déjà côtoyer des gens qui vivent avec beaucoup de blessures psychologiques, tu as peut-être déjà remarqué que le degré de douleur était directement associé au degré de cruauté, de méchanceté et d’apathie.

Ta Mean Girl n’est pas différente. Blessée elle cherche à te blesser.

Si ta Mean Girl intérieure représente toutes les parties de toi qui, reléguées aux ténèbres, te font sentir de la honte, de la rage, du jugement ou de la peine, le geste le plus significatif que tu peux choisir de poser, c’est de dépoussiérer tes vieux démons.

Expose-les à la lumière franche du soleil. Observe tes fragments. Je te jure que ces bouts de charbon de toi renferment une leçon de sagesse et de douceur dont tu as si grand besoin.

C’est le secret, la culture de la honte profonde qui nourrit les mensonges que ta Mean Girl te raconte à ton sujet.

Tout ce que tu redoutes d’être, tout ce qui te fait sentir trouble, toutes ces choses-là ne sont que des particules de poussières qui voilent ta vraie nature. Époussette. Lève le voile. Pour court-circuiter ta Mean Girl intérieure, branche-toi sur sa fréquence, juste pour la comprendre, pas pour avaler ses paroles.

Avec le recul, c’est évident que les mots envenimés qu’elle te lance en plein visage ne sont pas un reflet de la réalité. C’est bien clair que tu la version de toi qui existe dans le monde est un miracle, une oeuvre d’art constamment inachevée et une beauté de la nature.

 

 

 

 

 

 


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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