Mon thème pour 2020

04 Mars 2020 | Anne-Marie Gobeil

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Nous sommes déjà en mars, mais si je suis complètement honnête, ça m’aura pris deux mois complets pour réellement m’imprégner de la nouvelle année (ou plutôt la nouvelle décennie) et tout ce que je sentais qui venait avec. Après deux mois, j’ai l’impression que j’ai une idée plus précise du thème autour duquel je veux travailler. Et choisir un seul thème comme ça, je trouve que c’est beaucoup plus réaliste que de se donner 10 “résolutions” ou même de se donner des objectifs.

Je trouve que les objectifs en général, c’est bien. On a besoin d’objectifs pour passer du point A au point B, mais pour moi, ils sont souvent aussi une source de stress intense. J’ai tendance à être très ambitieuse, à en prendre beaucoup sur mes épaules, même si ça me fait du tort à long terme. Quand je n’atteins que partiellement mes grands objectifs, je me sens comme un échec. Je pense que ça vient beaucoup du fait que depuis que je suis entrée dans la vingtaine, je ressent la pression “d’être à un certain stade pour mon âge”. J’ai vraiment eu l’impression que de 20 à 25 ans, je n’en faisais jamais “suffisamment” et que j’aurais dû être plus “avancée”. Avant de tomber enceinte, ce qui m’a forcé à ralentir (duh!) et à tout repenser, j’avais l’impression que j’allais imploder tellement ça me stressait que mon entreprise ne grossisse pas autant que je pensais qu’elle le devait.


Par exemple, je vais te réciter les objectifs que j’avais en 2018. Avec le recul, je ris, parce qu’il m’aurait fallu une année complète de travail pour accomplir un seul de ces objectifs super ambitieux-là. Disclaimer : j’avais des objectifs strictement axés sur l'entrepreneuriat et l’entraînement, parce que c’était toute ma vie à l’époque. Je réalise à quel point c’est un peu triste que je n’aille pas pensé à MOI dans ma liste de buts, mais c’était mon état d’esprit et comment je m’accomplissais anciennement. OK, les voici :

J’avais comme but d’expantionner Barbelle. L’une des façons que j’avais prévu de faire ça, c’était en doublant notre nombre de lectrices sur le blog. À l’époque, ça veut dire que j’aurais dû attirer entre et 30 000 et 50 000 femmes pour lire mes articles CHAQUE MOIS. C’est ridiculement haut comme chiffre. C’est BEAUCOUP de lectrices. J’essaie de m’imaginer devant 100 000 personnes, oh my, c’est du monde. Je ne pense pas que ce soit impossible d’atteindre ce nombre de lectrices, mais ça exigerait un travail monumental, probablement l’aide d’un expert en SEO, des contacts que je n’ai pas encore, ou même un stratège pour nous assister là-dedans.


Je m’étais aussi promis d’aider 1000 clientes de plus. Nous avons réussit à aider tellement plus de femmes qu’en 2017, mais mon but de 1000 clientes, ce n’est pas arrivé. C’était vraiment farfelu : ça nous aurait pris deux coachs à temps plein de PLUS pour bien faire notre travail. Avec le recul, je suis heureuse que 1000 clientes ne nous soit pas “tombées” dessus, car on n’aurait pas eu les bons outils pour répondre à cette demande. Rien n’arrive pour rien.


En 2018, j'avais également comme but d’organiser un événement Bootcamp rassemblant 500 femmes. HA HA, j’étais un peu naïve ! On organise des événements à chaque trois mois au minimum, mais pour un événement qui rassemble 500 femmes, selon mon expérience personnelle, il faudrait un minimum de 9 mois de préparation continue. Oui, autant de temps que pour mettre au monde un bébé (rire). Il y a tellement de points techniques, de coordination, et c’est vraiment valorisant de mettre sur pied un événement, mais c’est aussi un gros projet. Tu n’organises pas un événement pour “organiser un événement”. Tu le fais pour faire vivre une expérience. Tu vois, ce but-là, je l’ai partiellement atteint, parce qu’on a organiser 4 événements d’affilée de mars 2018 à janvier 2019 qui ont au total rassemblé plus de 400 personnes. Non, je n’ai pas réussi à organiser un MÉGA événement, mais j’ai rassemblé plus de 400 femmes actives ensemble en dessous de 12 mois et j’ai tellement appris en cours de route. C’est une question de perspective.


Oh, je voulais aussi rebâtir notre site web au complet. J’avais un vision très claire de ce que je voulais : une plateforme nouveau genre super interactive. Ça, aussi nous avons réussit à le faire en partie, mais jamais je n’aurais imaginé à quel point le processus serait complexe et épuisant. Je crois que les gens en général pense que le web c’est “facile” : ça te prend un site web, un compte Instagram et c’est tout. Non, non, non, le travail logistique, l’expertise informatique, les essais-erreurs, les buggs  : je ne peux même pas compter les moments “gestion de crises” qu’on a vécu. C’était presque chaque semaine, parce que la technologie c’est un bel outil, mais ça n’est pas infaillible et souvent, plus c’est complexe, plus ça fait défaut. Et des problèmes techniques, ça arrive à toutes les entreprises-web et même les applis. Au final, je suis satisfaite de notre site web actuel. Même si la vision que j’avais pour le site a vite été compromise, parce qu’avoir tout ce que je voulais avoir sur mon site aurait exigé un investissement financier supplémentaire que je n’avais pas et des mois supplémentaires de travail.

Si j’ai appris quelque chose dans tout ce processus, c’est qu’il vaut mieux commencer petit et bâtir autour de son idée de base plutôt que d’avoir une vision monstre.


Pour moi, la force, c’est vraiment important. Je sais qu’il faut aussi travailler ses faiblesses, mais moi, j’aime surtout travailler mes forces (rires). Ça me rend fière et tellement motivée. J’avais aussi écrit des objectifs sportifs sur ma petite liste d’objectifs. 

En outre : réussir un Clean and Jerk à 200 lbs, un Deadlift à 350 lbs et mon Squat à 300 lbs. Très humble (rires). Newflash : deux ans plus tard, je n’ai toujours pas atteint ces objectifs. Je ne suis pas loin, mais non,je ne suis pas là. Mon problème ici, c’est que je croyais vraiment que parce que j’ai toujours été “douée” en sport, apprendre une nouvelle technique, aka l’haltérophilie, à 24-25 ans allait être facile. Que ma progression serait linéaire.

Laisse moi te dire quelque chose : apprendre quelque chose de nouveau à 9 ans versus à 25 ans, c’est différent. Certes, on peut s’améliorer progressivement au fils du temps, mais notre cerveau adulte n’est plus une “éponge”. Ça va nous prendre vraiment plus de temps avant de bien maîtriser n’importe quoi. Je ne suis toujours pas “douée” en haltéro. Je suis “correcte” et je m’en sors parce que j’avais bâtit une bonne base musculaire. Pour la force, le truc, c’est qu’une fois que tu te rapproches de ton potentiel maximal, le progrès vient au compte-gouttes. Et c’est vrai pour toutes les sphères de l’entraînement : la force, l’endurance, tes objectifs de composition corporelle, ta flexibilité. C’est bien d’avoir des buts, je pense, mais à un certain niveau, je crois que c’est peut-être plus productif d’avoir des objectifs long terme, des life-goals, que de se fixer une échéance aussi brève que 12 mois.

“Good things take time” qu’on dit. 
 
C’est le moment de l’émission où j’aborde FINALEMENT la chair du sujet (rires).  

Parlons thème.

Un thème c’est un peu différent d'un objectif ou encore d'une résolution. C’est plus laxe, mais c’est aussi au coeur de toutes les décisions prises dans ton année. C’est la fondation sur laquelle tu vas bâtir tous tes projets, le noyau des relations que tu vas conserver ou laisser aller, le carburant pour ton âme durant l’année. Moi, un thème, ça m’interpelle personnellement, car je sais que ça va me garder alignée sur ma vision d’ensemble malgré toutes les distractions du quotidien dans ma vie.


En 2019, mon thème était l’équilibre. Le retrouver, le valoriser et le définir moi-même. Avec ma grossesse, mon adaptation à ma nouvelle vie de maman, l’achat d’une maison, le tout au centre de l’ouragan Barbelle dans lequel j’ai continué de me tenir debout, je savais que je vivrais de nombreux défis sur le plan de la gestion de mon temps, face à mon corps et au niveau psychologique. Même si parfois on a tenté de me faire sentir comme si mon approche était défaillante, j’ai continué de valoriser MA définition de l’équilibre. Elle est probablement messy, désorganisée et intense aux yeux de beaucoup, mais c’est la mienne. L’équilibre c’est d’accepter que d'avoir toutes les sphères de sa vie en équilibre même temps c’est impossible. You can have everything you want, just not at the same time. 


En 2020, je me sens vraiment attirée par tout ce qui touche le fait de s’aligner, de s’ancrer, de créer une vie authentique, d’honorer ses cadeaux innés. Mon thème c’est “Le retour à mes racines”. “Le retour à celle que j’ai toujours été”. J’ai 26 ans et il est temps que je cesse de faire passer l’acceptation des autres, la pâle définition du “succès” que la société a et les milles-et-unes opinions qui flottent dans mon orbite avant ce que mon âme veut.
Je pense que je commence vraiment à avoir une idée précise de ce que je veux dans ma vie, et de ce que je ne veux pas.

Concrètement, je sais que c’est créer chaque jour qui me remplit, m’alimente, pas l’argent. La créativité est l’une de mes valeurs les plus anciennes : elle a toujours été là et je ne peux pas vivre bien sans. Ceci étant dit, si je vais vivre ma vie selon comment JE l’entend, je pense que c’est aussi important de faire preuve de flexibilité pour que je puisse continuer d’honorer mes engagements en tant que maman , de payer mes factures et de mettre du pain sur la table. Dans le monde physique moderne, ce sont des choses importantes. On ne peut malheureusement pas sponsoriser nos rêves les plus fous simplement san ressources.

J’ai gagné beaucoup en confiance depuis le début de l’année : plus je suis authentique envers moi-même, plus c’est naturel de me sentir confiante. 


 

Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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