Mon anxiété de grossesse : ce que j'ai changé dans mon alimentation et mon mode de vie pour m'aider

17 Mai 2020 | Anne-Marie Gobeil

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Je suis consciente que je mène une vie qui est un peu plus stressante que la moyenne, juste parce que j’ai une entreprise croissante et toujours de nombreux projets (stimulants, mais stressants) en branle. Bien franchement, en 2020, la vie de n'importe quelle femme est plutôt stressante (et le bipping incessant de nos appareils mobiles n'aident en rien!). Je sais que je suis pour cette raison pré-disposée à ressentir de l’anxiété.

Mais, il y a quelques semaines, j’ai commencé à ressentir des vagues d’anxiété très intenses.

Ces vagues de panique et d’anxiété, je les ai reconnues, car j’ai vécu une expérience similaire quelques mois après la naissance de mon premier garçon.

À ce stade de ma vie, mon anxiété se manifestait surtout vis-à-vis la chose la plus importante dans ma vie : mon fils. Je décrirais la façon dont l’anxiété se présente typiquement pour moi comme le sentiment quelque chose de terrible va arriver. Comme si une menace nous guettait à tout moment. Je me suis mise à m’inquiété de manière incontrôlable pour mon fils. À m’imaginer les pires scénarios et à avoir la vive impression d’un danger imminent…alors qu’il n’y en avait pas. Je me suis mise à avoir des pensées intrusives et des inquiétudes non-fondées. Peu importe ce que je faisais, durant cette poignée de jours-là, je ne pensais qu’à ça et les pensées anxieuses tournaient dans ma tête en tout temps, comme un film en boucle.

Et ces sentiments et pensées sont revenues durant la première partie de ma deuxième grossesse, carrément du jour au lendemain, sans raison ni avertissement.

Confession : je n’avais pas initialement l’intention de parler de ceci, mais après avoir eu un rendez-vous de suivi avec ma sage-femme un peu plus tôt aujourd’hui qui m’a confirmé que ce que je vivais et ressentais n’était pas anormal m’a vraiment fais sentir moins isolée et m’a apporté beaucoup d’espoir. Non seulement, les fluctuations hormonales énormes durant la grossesse et suite à l’accouchement y sont pour beaucoup, mais il est plus commun qu’on pourrait le penser de vivre de l’anxiété péri-natale.

Mais je sais aussi qu’il existe encore énormément de stigmatisation ; on se sent contraintes, que ce soit durant la grossesse ou après avoir accouché de son petit bébé, le devoir de se montrer gratifiante, reconnaissante et heureuse. Et alors qu’on ressent d’instincts toutes ces émotions positives, l’anxiété et la dépression peuvent frapper n’importe quelle future ou nouvelle maman.

Ceci étant dit, il était clair pour moi que je ne voulais pas souffrir de cette manière durant toute ma grossesse. Je savais que je pouvais déjà mettre en action quelques gestes pour m’aider à me sentir mieux, physiquement et mentalement. Je refusais d’être l’esclave de l’anxiété : je SAIS que je ne suis pas impuissante.

Je ne suis pas psychologue, psychiatre ou médecin, mais je travaille avec mon corps depuis assez d’années pour comprendre que la physiologie du corps influence énormément ce qui se passe là-haut, dans notre tête.

Si tu crois que l’anxiété ou la dépression est un problème qui existe juste au niveau de la nuque en montant, c’est faux.

À titre d’exemple, la moitié des neurotransmetteurs et la production de sérotonine, l’hormone du bonheur, est localisée dans les intestins. Certains médecins et scientifiques appellent même les intestins « le deuxième cerveau » tellement il existe de connexions et communications entre cette partie de notre corps et le cerveau. Une digestion en piètre état, la consommation d’aliments inflammatoires et une paroi intestinale fragilisée et inflammée peuvent avoir des impacts direct sur la santé mentale.

Un autre exemple : un taux de sucre sanguin qui fait les montagnes russes (quelque chose d’extrêmement commun avec la diète typique nord-américaine riche en glucides simples et transformés comme le pain, les pâtes, les sucres, les mets préparés, la malbouffe) peut aussi plonger le corps dans un état de panique. C’est le cas quand le taux de sucre connaît une descente marquée après un gros pic suite à un repas hyper-glucidique ou sucré.

La caféine peut aussi être un facteur contribuant à l'anxiété puisque beaucoup de gens métabolisent mal ce stimulant. Un train de vie « go-go-go » permanent place aussi le corps en état d’alerte, comme s’il y avait une menace ou un danger réel devant soi.

La morale est que pour mieux gérer son anxiété, mais le corps physique doit aussi être adressé pour se sentir mieux à long terme. Le corps est programmé pour survivre. Dans l’éventualité d’une situation vie-ou-mort, la peur et l’hyper-vigilance sont deux puissants alliés pour nous aider à prendre une décision qui va nous protéger net protéger notre espèce, mais dans le quotidien, ce sont des réactions inappropriées face à la « menace » qui nous guette (personne n’a le malheur de croiser un ours en allant aux toilettes la nuit). En réalisant ceci, il est simple de comprendre comment un stress, même lié à notre alimentation, et l’inflammation dans le corps puissent être des facteurs déterminant dans la manifestation de l’anxiété.

C’est d’ailleurs un concept que je trouve très bien vulgarisé par la psychiatre hollistique américaine Ellen Vora, que j’ai découvert en entrevue sur un podcast. Je te suggère fortement d’aller lire ses écrits et d’écouter ses entrevues. Ce qui se passe dans ton corps a un impact sur ce qui se passe dans ton cerveau.

La bonne nouvelle, c’est qu’il y a plusieurs choses que tu peux changer dès maintenant dans ton alimentation et ton mode de vie pour te sentir mieux, là-haut. Je savais que ma physiologie et ce que je mettais dans mon corps était la première étape pour calmer mon anxiété, voici donc les changements que j’ai fais dans les 3 dernières semaines et qui m’ont énormément aidé à alléger mon anxiété :

 

1. Réduire au minimum ma consommation de café

Crois-moi, j’adore le café plus que quiconque que je connaisse. Je bois religieusement du café chaque matin (ok, l’après-midi aussi!) religieusement depuis des années. Ce n’est pas quelque chose que j’ai stoppé durant la grossesse ou l’allaitement (d’ailleurs, il n’existe aucune contre-indication à consommer une quantité raisonnable de café durant ces périodes). J’adore le café, j’adore le rituel de siroter une bonne tasse de café noir, mais je sais aussi que le café n’est probablement pas une substance que je métabolise très bien. Le café ne me rend pas plus énergique ou « éveillée », mais il hyper-stimule mes pensées. Il me fait réfléchir plus vite, mais ce n’est pas nécessairement ce dont j’ai besoin actuellement, quand mes pensées anxieuses défilent déjà à vive allure dans mon esprit.

J’ai donc décidé, après avoir connecté avec moi-même et choisi de suivre mon instinct, de réduire ma consommation de café de deux grandes tasses par jour à seulement une petite tasse le matin, toujours avant 9h00. La caféine a une durée de vie d’environ 12 heures dans le corps, et je voulais être certaine que sa consommation n’allait pas nuire à mon sommeil et mon état de calme le soir venu.

Je croyais réellement que réduire de plus de moitié ma consommation de café allait être très difficile. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai choisis d’y aller progressivement et de ne pas couper entièrement ma boisson de prédilection d’un coup : je voulais être certaine de pouvoir incorporer ce changement positif à long terme et ne pas être tentée d’abandonner. Honnêtement, la transition s’est faite très naturellement. Motivée par les résultats, parce que quelques jours après avoir réduit le café, je me sentais déjà nettement mieux, j’ai cultivé davantage de sentiments positifs que négatifs de ce semi-sevrage. Je pense même qu’à ce stade-ci, je pourrais débuter ma journée sans café et me sentir très bien.

Moi qui mangeais religieusement du chocolat noir tous les jours, j’ai aussi constaté que mes pensées étaient plus claires et calmes quand je ne consommais pas ce petit délice qui contient aussi de la caféine en faibles quantités.

Hey, il n’y a rien de mal avec le fait d’apprécier je café/le chocolat. Je ne crois pas qu’il faut démoniser ces aliments, mais je suis certaine que plusieurs d’entre nous peuvent observer leur relation avec ces stimulants et se demander sérieusement s’il nous supporte davantage qu’il nous nuit physiologiquement. Je crois qu’il s’agit vraiment d’apprendre à se connaître et prêter une écoute attentive aux messages que nous envoie notre corps - parce qu’il le fait en permanence !

Bref, je continuerai définitivement sur cette lancée, puisque je me sens nettement plus calme, alignée et centrée ainsi. Je n’ai pas l’impression d’être moins productive non plus, puisque mes pensées sont moins névrosées. J’ai réalisé que j’avais potentiellement mis fin à un cercle vicieux avec la caféine qui ne me servait pas personnellement.

 

 

2. J’ai supprimé tous les sucres ajoutés et raffinés

Si tu me lis souvent, tu sais que je ne suis pas une partisane de l’élimination ou de la démonisation d’un groupe d’aliments. Je ne crois pas qu’on ne devrait *jamais* manger de sucre, *jamais* mangé de gluten, *jamais* manger de pizza. Tous les aliments ont leur place, parfois en abondance (légumes, fruits, noix, protéines maigres, grains entiers, bons gras…etc.) parfois en modération (dessert, friandises, restaurant, alcool…etc).

Mais ce serait aussi complètement faux de dire que les sucres ajoutés et raffinés n’ont pas d’impacts négatifs sur ta physiologie du tout. Il y a diverses façons que ceci peut se manifester chez un individu, mais dans le cas où on parle de ma lutte contre l’anxiété, voici ce qui peut se produire :

Le sucre ingéré fait grimper la relâche d’insuline et le taux de sucre sanguin. La chute du taux de sucre sanguin suite à ce pic peut placer ton corps en état d’alerte, de stress, contribuant à augmenter la réaction du corps face à ce « danger » aka, l’anxiété comme moyen d’hyper-viligence. La consommation perpétuelle de sucre augmente aussi l’inflammation dans le corps, une autre réaction « stress » qui s’ajoute aux autres facteurs.Le sucre alimente également les mauvaises bactéries et pathogènes dans nos intestins, ce qui peut les faire proliférer davantage. Comme la santé mentale est intimement liée à ce qui se passe dans nos intestins et avec notre microbiote (les colonies de bactéries qui y vivent), ça fait du sens qu’en retirant le surplus de sucre raffiné, je limite les impacts que peuvent avoir ces « bad guys » sur ma santé générale et mentale.

De manière générale, le sucre n’a pas sa place au quotidien. Mais pour moi, dans mon état d’anxiété plus élevée qu’à la normale, c’était définitivement un facteur contributeur que j’tais prête à délaisser complètement pendant quelques temps pour possiblement me sentir mieux.

D’ici à ce que je me sentes plus près de mon équilibre à moi, j’ai personnellement choisi de couper les desserts, friandises et les sauces qui contiennent beaucoup de sucre, mais ça ne veut pas dire que je me prive de sucre naturels comme les fruits (qui regorgent de vitamines!), les dattes (que j’utilise beaucoup dans les recettes de biscuits et muffins santé pour mon garçon), le miel ou le sirop d’érable.

Ce type d’équilibre est vraiment important pour moi, qui adopte une philosophie alimentaire axée sur la diversité et la non-culpabilité. Manger de manière intuitive m’a aussi permis de me défaire de l’emprise d’une autre forme d’anxiété : l’anxiété liée au contrôle extrême de mon alimentation. Je ne suis pas prête à sacrifier ces beaux progrès vers l’équilibre ; il y a une différence entre retirer intentionnellement et pour une durée déterminée certains aliments afin d’accomplir un but lié à son bien-être et simplement supprimer un groupe d’aliments parce qu’on classe ceux-ci comme étant « mauvais ».

Si tu es de celles qui ont envie de réduire leur consommation de sucre ajouté, ça n’a pas besoin d’être pénible ou extrêmement difficile ; donne-toi la liberté de consommer les sucres provenant de la nature qui t’apportent aussi des vitamines et nutriments.

 

3. Ajouter de bons suppléments

Les suppléments sont pour moi un bonus. Ils sont « supplémentaires » à tout ce que je fais pour prendre soin de moi. Actuellement, je me concentre sur trois suppléments :

* Ma vitamine pré-natale : pour ne manquer d’aucun nutriment important durant cette période exigeante

* Un probiotique puissant : toujours afin d’améliorer ma santé digestive qui est liée à ma santé mentale. Le probiotique aide avec un paquet d’autres trucs, mais pour moi, actuellement c’est la fonction qui m’intéresse le plus. Le probiotique que je prends après mon déjeuner le matin contient 50 milliards de bactéries actives. Je le conserve au frigo afin que les bactéries qu’il contient restent bien vivantes !

* Un supplément d’omégas 3 liquide : non seulement, c’est très bénéfique pour la future et nouvelle maman qui allaite, mais les omégas 3 réduisent également l’inflammation dans le corps, ce qui a un impact sur la santé globale et mentale.

 

4. Modifier mes attentes vis-à-vis ma productivité

Enceinte, c’est quelque chose que tu devrais faire de toute façon. Ton corps est naturellement plus fatigué et les changements hormonaux énormes jouent sur ton bien-être (nausées, anyone ?) ta motivation, ta récupération et ta concentration. Honnêtement, il y a aussi le fait que ces mêmes montagnes russes hormonales nous font parfois vivre toute une gamme d’émotions différentes en seulement une petite journée ; ça peut être difficile de répondre aux « exigences » de productivité de la société lorsqu’on fabrique un humain.

Je pense que mon anxiété est peut-être aussi un peu un résultat des derniers mois : je pense que j’en ai fait trop, que j’ai travaillé trop et que je me suis entraînée trop. Je me sentais bien (bien mieux qu’à ma première grossesse) durant mon premier trimestre, et j’ai capitalisé sur cette énergie pour avancer des projets et garder le rythme. Mais mon corps traversais tout de même le fameux premier trimestre, moment où bébé se développe à la vitesse de l’éclair et où ton corps doit fournir énormément de ressources pour le soutenir dans sa croissance. La fatigue s’est probablement accumulée et quand je me suis (finalement!) posée, quand mon adrénaline a finalement chuté, j’en ai ressenti les effets.

Après 3 semaines d’introspection profonde, je poursuis mon deuxième trimestre avec un tout autre état d’esprit :

* Je n’ai aucune attente face à mon corps : je l’appuie dans les changements qu’il a besoin de faire pour mener à bien cette grossesse. Si ça signifie prendre du gras (parce que tu peux manger aussi santé que possible : ton corps va tout de même avoir besoin de prendre plusieurs kilos durant la grossesse), perdre du muscle, changer de silhouette : ok, c’est bon.

* J’accepte que je ne serai pas aussi productive que je le souhaite ou que les gens avec lesquels je travaille le souhaitent. Néanmoins, je sais ce qui est le mieux pour moi et pour bébé durant les prochains mois et je ferai de mon mieux pour honorer mes besoins physiques et psychologiques. La Terre n’arrêtera pas de tourner parce que je prends 3 jours avant de répondre à un courriel.

* Je comprends que cette saison est temporaire.

* Je comprends que je contrôle certains facteurs, mais que je ne contrôles pas tout, même vis-à-vis mon propre corps.

* Je ne me sens pas impuissante ; je choisis de prioriser ma santé mentale justement parce que je suis puissante.

C’est fou à quel point le stress de performance a la capacité de s’inviter dans notre vie sans qu’on s’en rende compte. Plus on est une « yes girl », plus on dit « oui » aux autres quand on veut vraiment dire non, plus on en ajoute sur notre dos, plus on accélère quand on devrait vraiment ralentir, moins on vit dans le respect de soi. Il ne faut pas sous-estimer l’impact qu’un mode de vie mal aligné peut avoir sur nos niveaux de stress et notre santé mentale.

Je pense que la productivité touche aussi les entraînements. Autant qu’à ma première grossesse je me mettais une pression monstre (sans me l’avouer) de conserver mes acquis, de ne pas perdre de muscle ou de force, de continuer à performer (même enceinte de 32 semaines), depuis le début de celle-ci, je bouge de la manière qui me plaît, de la façon qui feel good sans me soucier vraiment de si ça affectera ma force, ma silhouette ou mes muscles.

Autant que j’étais dans le mode "action" durant ma première grossesse, que je suis vraiment plus dans le doux et le slow au cours de celle-ci. J’ai envie de marcher, de m’étirer, d’essayer le yoga, de m’entraîner avec mon propre poids, de m’entraîner aussi avec des poids, oui, mais de manière très lente et sans intensité. Mon ventre me semble (déjà) lourd et mon corps n'est pas confortable à essayer de maintenir un certain niveau d’intensité.

Je pourrais lutter contre cette tentation de ralentir et de bouger plus lentement. Je pourrais mettre la barre très haute et continuer de m’entraîner super dur, me pousser sur le plan mental, mais je ne le ferai pas. Je n’ai pas besoin de faire ça.

Et je tiens juste à mentionner que si toi, durant ta grossesse, ton vibe est plus actif que passif, c’est correct aussi ! Tant que tu modifies tes entraînements pour accommoder ta grossesse et les limitations qui l’accompagne, que tu es consciente des impacts de certains mouvements sur le plancher pelvien et les abdominaux et que tu as l’approbation de ton médecin/ta sage-femme, tu es dans ta zone à toi.

 

5. Être attentive à ce que mon esprit consomme lui aussi

La santé va tellement plus loin que les aliments que tu mets dans ton corps.

Les gens desquels je m'entoure, les conversations auxquelles je participe, les émissions de télévision que j'écoute, les profils que je suis sur les médias sociaux, le type d'articles que je lis, les énergies auxquelles je m'expose...tout ça a un impact incroyablement grand sur mon stress et mon anxiété.

Je le réalise encore plus enceinte, alors que je deviens hyper-sensible aux différentes énergies autour de moi. C'est MON devoir de limiter mon expositions à certaines choses et personnes si ça ne m'apporte rien de positif ou si ces interactions effrite mon équilibre personnel. Les choses et les gens autour de toi devraient te remplir, pas te drainer. Si tu te sens constamment vidée et anxieuse, un bon réflexe est toujours de regarder autour de soi : de quoi et de qui es-tu entourée ?

Est-ce que ces personnes continue de marteler un narratif négatif tel que : "La vie est difficile", "Je n'ai jamais d'argent", "Je me trouve poche" ? Parce que si c'est le cas, c'est très facile pour n'importe qui de se mettre à dupliquer ces pensées dans son propre esprit.

Idem pour le contenu audio ou visuel que tu consommes : est-ce que tu as BESOIN de regarder les nouvelles tous les matins si ce que tu y lis t'inflige du stress ? Est-ce que tu BÉNÉFICIES de consommer des comptes qui invitent la comparaison sur Instagram ? Qu'obtiens-tu de tout ça ?

Je remarque un énorme changement dans mes propres pensées quand je fais attention aux énergies que je partage et que je décide de recevoir. À tous ceux qui pourraient se sentir délaissés durant cette période, ce n'est rien de personnel, c'est juste que je mérite de me sentir bien.

 

6. La recherche d’aide supplémentaire

« Aller chercher de l’aide », ce n’est pas toujours la chose la plus naturelle et sécurisante quand on est foudroyée par l’anxiété durant ou suite à la grossesse. C’est intimidant au départ, surtout si on n’a jamais eu à demander de l’aide de ce type par le passé.

Lorsque j’ai vécu de l’anxiété post-partum durant quelques semaines, je n’ai pas été consulter surtout parce que je ne savais pas ce qui m’arrivais et parce que j’étais paralysée par la peur du jugement (surtout celui de mon entourage). J’avais évidemment beaucoup entendu parlé de la dépression post-partum, mais je ne me sentais pas déprimée. Les sentiments que je vivais, je ne les connaissais pas et je me sentais terriblement seule. Heureusement, cette forme d’anxiété s’est dissipée d’elle-même, mais avec le recul, j’aurais aimé osé en parler à quelqu’un, même s’il s’agit juste d’une amie ou de mon conjoint. Si je pouvais aider la moi d’il y a quelques mois, je lui dirais de demander des références de professionnel.lles spécialisés à d’autres mamans des Internets. Parce que je n’ai jamais été seule à vivre cet horrible tourbillon.

Depuis le retour de mon anxiété, je suis à la recherche d’aide supplémentaire pour m’appuyer durant toute ma grossesse. Choisir avec intention est important pour moi actuellement ; je sais que je trouverai la bonne personne pour moi. 

Ça fait 3 semaines que j’ai modifié mes habitudes de vie et je vois de beaux résultats. Est-ce que l’anxiété est toujours là ? Certains jours, oui. Il y a de bonnes et de moins bonnes journées, et au final je ne suis qu’humaine moi aussi. J’aimerais tellement que les mamans sentent qu’elles peuvent en parler, et que ça ne les rends pas moins inaptes. Que ça ne fait pas d’elles de mauvaises mamans. Que ça ne veut pas dire qu’elles ne sont pas gratifiantes et reconnaissantes.

 

 

 


Anne-Marie Gobeil

Anne-Marie Gobeil

FONDATRICE - PRÉSIDENTE DIRECTRICE GÉNÉRALE - BLOGGEUSE - COACH BARBELLE

En gros, je suis Barbelle ! Ça y est, la glace est brisée. Je suis entraîneure de formation, athlète et blogueuse de passion. Mon objectif est de rassembler les femmes dans un mouvement qui les fait sentir fortes et confiantes. À bas les stéréotypes : changeons plutôt la définition du mot « fitness ».


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